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Audio Visual Science Audiences (AVSA). A comparative study

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La science sur les ondes

Les médias et la télévision font-ils le nécessaire en Europe pour enseigner les sciences à la société? Un projet de l'UE étudie la question et élabore des recommandations sur la meilleure manière d'atteindre cet objectif.

Économie numérique

Alors que la recherche scientifique et l'innovation prospèrent en Europe, les autorités s'inquiètent du manque d'actions visant à combler le fossé qui sépare la science du grand public. Il est important que les citoyens soient sensibles à la science et à ce qu'elle apporte à la société pour maintenir la compétitivité et le niveau de la littérature scientifique en Europe. Le projet AVSA («Audio visual science audiences. a comparative study») financé par l'UE a récemment étudié les types de science et ce qui est communiqué via la radio et la télévision en Europe. Le projet a été mené sous la conduite du département Communication du savoir/Journalisme scientifique de la Freie Universität de Berlin, en Allemagne. Il a cherché les éléments déterminants qui influencent la diffusion des programmes scientifiques, en étudiant la segmentation des marchés des médias, des forces du marché et la tradition en matière de journalisme scientifique. Une attention particulière a été accordée à la télévision, notamment la télévision de service public et ses émissions. Le projet a permis d'observer que l'Allemagne, la Finlande et la Suède sont caractérisés par des marchés assez fortement segmentés, une pression faible du marché sur les émissions de service public et une forte tradition en matière de journalisme scientifique. Les médias de ces pays encouragent une présentation des sciences caractérisée par sa diversité. C'est moins le cas en Grande-Bretagne et en Irlande, où les contenus scientifiques sont moins présents dans les médias, même si la situation y est satisfaisante en comparaison avec d'autres pays. Les médias de Bulgarie, de Grèce, d'Espagne et de Roumaine présentent des caractéristiques qui limitent considérablement la probabilité d'une programmation scientifique vivante. Globalement, le projet a souligné le manque de mécanismes existants pour la diffusion de programmes innovants sur les découvertes scientifiques qui pourraient susciter une audience importante. Dans plusieurs pays (Bulgarie, Estonie, Grèce, Espagne et France), les programmes rendant la science plus intéressantes et populaires sont même inexistants. De manière générale, on constate un déficit de programmes éducatifs divertissants, en particulier en Bulgarie, en Estonie et en Grèce, ainsi que de programmes en faveur de la défense de l'environnement pratiquement partout, à l'exception de l'Espagne. Il est intéressant de noter la faible différence qu'il existe dans la perception des sciences par les citoyens de différents pays, ce qui permet d'envisager la formulation d'une plateforme commune pour développer la couverture médiatique des sciences. À la lumière de ces observations, le projet AVSA a développé un plan d'action pour faciliter l'engagement du public dans le domaine scientifique. Il recommande aux autorités concernées par la diffusion de programme scientifique d'encourager l'adhésion du public en passant d'une perspective principalement centrée sur la science à une perspective plus centrée sur les médias et l'audience. Cela nécessite d'étudier les contraintes de la production médiatique de manière plus précise, de même qu'un réexamen de l'expertise existante des organisations de diffusion et des producteurs de programmes: l'objectif est de susciter et de maintenir l'intérêt du public et de prendre en considération ses besoins. L'adoption de ces recommandations permettraient une meilleure éducation du grand public sur les questions scientifiques, favorisant ainsi le développement d'une société de la connaissance en Europe.

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