Echec des négociations sur le climat
Les négociations de La Haye visant à permettre la mise en application du protocole de Kyoto n'ont abouti à aucun accord concluant et ont par conséquent échoué le 25 novembre. Faut-il ou non considérer les puits de carbone, qui absorbent une certaine quantité de pollution, comme une alternative acceptable à la réduction des émissions? Telle est la question qui a opposé l'UE et les USA et qui a constitué le principal obstacle à la conclusion d'un accord. Alors que les ministres de l'Environnement se rejettent mutuellement la responsabilité de l'échec des négociations, la Commissaire européenne en charge de l'Environnement, Margot Wallström, se tourne maintenant vers la deuxième partie de la conférence mondiale sur le changement climatique qui devrait avoir lieu en 2001. "L'exemple du protocole de Carthagène de la convention des Nations Unies sur la biodiversité, dans le cadre duquel un accord n'avait été conclu qu'au cours de la seconde tentative, prouve que prendre du recul permet parfois d'obtenir de meilleurs résultats", commente Mme Wallström. "Nous aurions bien entendu préféré parvenir immédiatement à un accord sur les dispositions prévues par le protocole de Kyoto, mais les négociations se sont d'emblée avérées difficiles et finalement nous n'avons pas eu le temps de résoudre toutes les questions. La deuxième partie de la COP6 nous donnera la deuxième chance dont nous avons besoin." La Commissaire Wallström poursuit: "Tout accord doit garantir l'intégrité environnementale et la crédibilité du protocole. Malheureusement, certaines des idées débattues au cours des dernières heures de la conférence de La Haye n'allaient pas dans ce sens. Il est impératif que tout accord aboutisse à des réductions réelles et continues dans les pays industrialisées, et en particulier dans les principaux pays pollueurs, des émissions de gaz à effet de serre qui réchauffent la planète. La conférence COP6 a permis de réaliser d'importants progrès dans un certain nombre de domaines et a donné à toutes les parties la possibilité de mieux comprendre les opinions des autres et de réduire considérablement les divergences". Mme Wallström a ajouté qu'elle reste confiante et que grâce aux compétences qui seront mises en oeuvre sous la présidence de Jan Pronk, ministre néerlandais de l'environnement, un accord bénéfique, tant du point de vue environnemental que du point de vue économique, sera conclu l'an prochain. "Nous ferons de notre mieux pour y parvenir", a affirmé Mme Wallström.