Skip to main content
Aller à la page d’accueil de la Commission européenne (s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)
français français
CORDIS - Résultats de la recherche de l’UE
CORDIS

Article Category

Contenu archivé le 2022-12-21

Article available in the following languages:

Les experts estiment que la politique de recherche de l'UE doit être encore mieux ajustée

Les actions et politiques actuelles de l'UE en matière de recherche et développement technologique (RDT) et d'innovation peuvent améliorer les performances environnementales mais n'encourageront pas les transformations de la production nécessaires si l'Europe veut rester compé...

Les actions et politiques actuelles de l'UE en matière de recherche et développement technologique (RDT) et d'innovation peuvent améliorer les performances environnementales mais n'encourageront pas les transformations de la production nécessaires si l'Europe veut rester compétitive au cours des prochaines années dans une perspective de développement durable. Telles sont les conclusions d'un rapport sur la production durable jusqu'en 2020 rédigé récemment par un groupe d'experts. Ce rapport, préparé pour la Commission européenne, a été élaboré par un groupe de travail indépendant composé d'universitaires, de représentants d'organisations non gouvernementales, d'instituts de recherche et d'industriels. Il s'agissait d'analyser les priorités et les objectifs spécifiques de la politique de RDT et d'innovation de l'UE, de voir quelles actions devaient recevoir un soutien au niveau européen et comment combiner les moyens permettant d'atteindre ces objectifs et enfin de coordonner la politique de recherche et les autres politiques tout comme leurs instruments. Le groupe a proposé le schéma d'un système européen de production beaucoup plus intégré au niveau de l'innovation. "Les innovations doivent être conçues par ceux qui connaissent bien tel ou tel système de production plutôt que par le petit groupe d'experts qui s'est réuni à Bruxelles en 2000", peut-on lire dans le rapport qui affirme, en outre, que cette façon de penser est une condition préalable à toute nouvelle politique, action ou pratique. Cette vision intégrée devrait associer les préoccupations économiques, environnementales, sociales et scientifiques et requiert des solutions sur mesure adaptées à des zones et à des systèmes socio-techniques spécifiques et tenant compte des pressions s'exerçant aux niveaux national, européen et mondial. Afin de surmonter les difficultés actuelles, le rapport propose de mettre en oeuvre six processus qui devraient tous être flexibles, durables et adaptables. Les auteurs du rapport stipulent que les idées d'approches novatrices devraient émerger de forums de prospective. Il faudrait encourager au plus haut point les approches non-conformistes ou audacieuses en matière de recherche et d'innovation grâce à des appels ouverts en permanence sur le thème du développement compétitif et durable et des fonds spécifiques devraient être alloués aux innovations particulièrement méritantes et loin de tout critère traditionnel. Il faudrait encourager la compréhension des systèmes socio-techniques grâce à des forums interactifs. On pourrait lever les obstacles aux changements en traitant du problème de transfert des connaissances et en soutenant la coopération entre entreprises faisant appel aux technologies de l'information, à la gestion de la connaissance et à la logistique. Il serait nécessaire de soutenir le développement et l'adoption de technologies habilitantes en mettant l'accent sur la science et la recherche de base dans le domaine des technologies. Les technologies de l'information et des communications (TIC), la biotechnologie et les micro et nanotechnologies sont reconnues comme particulièrement importantes. Le groupe d'experts estime d'ailleurs qu'il s'agit de technologies habilitantes importantes en matière de dématérialisation et de productivité des ressources. Selon le rapport, les décideurs politiques devraient chercher à encourager différents types d'intervenants à participer au processus d'apprentissage et de changement en mêlant au sein des commissions chargées des programmes du programme-cadre les acteurs sociaux et environnementaux aux chefs d'entreprises. Des recherches socio-économiques en matière de gestion du développement durable et de l'innovation dans des cadres compétitifs devraient également être introduits ainsi qu'un système de bons permettant aux groupes sociaux de bénéficier de bourses de recherche s'ils collaborent avec d'autres groupes, affirme le rapport. Le groupe d'experts considère que pour pallier les déficiences actuelles de la politique de RDT, il faudrait diffuser et démontrer les processus et leurs résultats. On pourrait l'envisager grâce au développement d'une législation permettant d'analyser les alternatives techniques avant d'établir les premières versions des textes de loi, grâce également à la R&D dans les sciences dures dans différents domaines du secteur public, aux bases de données et aux guides des bonnes pratiques pour les petites et moyennes entreprises (PME) en matière de ressources, à l'accompagnement socio-économique du processus de RDT dominant et enfin grâce à la recherche dans le domaine de l'innovation. Le rapport stipule également que les politiques de RDT et d'innovation de l'UE devraient soutenir et encourager une innovation qui chercherait à mettre en oeuvre de nouvelles voies permettant de répondre aux besoins des individus plutôt que de se contenter de répéter les procédures suivies par nos prédécesseurs. Le groupe d'experts est bien conscient qu'une approche de ce type et une collaboration renforcée se heurtent aujourd'hui à des obstacles que constituent, entre autres, des cultures et des habitudes de gestion différentes à travers l'Europe, un manque de cohérence dans les mesures d'incitation et autres politiques (comme l'imposition et les subventions), une faible participation du secteur privé, l'absence d'initiatives associant d'éventuels partenaires de tel ou tel secteur et avec tel ou tel intérêt et une aversion pour le risque. Parmi les autres facteurs identifiés, le rapport mentionne un manque de compétences pour soutenir des processus multidisciplinaires, multifonctionnels, multisectoriels et où les participants seraient également multiples. Le rapport évoque enfin les bien piètres mécanismes de diffusion des bonnes pratiques dans le domaine de l'apprentissage et du développement de la connaissance. Il faudrait donc envisager des instruments politiques plus larges et plus flexibles. A cet égard, le groupe d'experts a fait quatre propositions: - un financement à 100 pour cent des exercices de recherche pour les systèmes socio-techniques clés; - un soutien financier destiné à remodeler les infrastructures de R&D et le système d'innovation afin de refléter les nouvelles demandes en termes de connaissances, le nouveau contexte d'interactions avec l'industrie et les exigences de nouvelles aptitudes et compétences; - la mise en place de réseaux internationaux de compétences qui serviraient de base à la recherche et à la diffusion des résultats de celle-ci; - la restructuration de l'administration de la politique de RDT et d'innovation qui refléterait ainsi les processus participatifs encouragés. Les experts concluent en disant que la mondialisation est en train de changer la façon dont les innovations sociales et technologiques sont gérées, ce qui a également fait naître une nouvelle responsabilité - s'assurer que les innovations de demain seront "administrées de façon à répondre à la compétitivité et à l'innovation au niveau mondial, aux préoccupations environnementales et aux besoins sociaux, avec toutefois une harmonisation des politiques publiques et des stratégies commerciales grâce à la collaboration et une action commune."

Mon livret 0 0