Les laboratoires français peuvent jouer un rôle substantiel dans le développement de l'EER, d'après le gouvernement français
Les laboratoires français peuvent jouer un rôle substantiel dans le développement de l'Espace européen de la Recherche (EER), a déclaré Claudie Haigneré, ministre française déléguée à la Recherche et aux Nouvelles Technologies, lorsqu'elle a annoncé le lancement d'un nouveau plan d'action, qui réserve 50 millions d'euros aux activités de recherche sur les nanotechnologies. L'objectif ultime du programme national sur les nanotechnologies est "d'accroître les moyens des laboratoires français les mieux armés dans ces domaines et de les encourager à travailler en réseau pour renforcer le positionnement de la France dans l'Espace européen de la Recherche (EER)", a affirmé Mme Haigneré. Le plan d'action s'inscrit dans le droit fil d'un rapport parlementaire récent, qui soulignait le faible niveau d'investissement dans la recherche et le développement sur les nanotechnologies en France et en Europe au regard des Etats-Unis et du Japon. Depuis 1999, les Etats-Unis ont investi plus de 648 millions d'euros dans ce domaine de recherche au titre de leur initiative nationale en matière de nanotechnologies. Mme Haigneré a toutefois remarqué qu'un nouvel élan a été imprimé à la recherche sur les nanotechnologies dans le Sixième programme-cadre (6ème PCRD) de la Commission européenne, dans lequel un budget de 1,3 milliards d'euros est consacré au thème "nanotechnologies et nanosciences, matériaux multifonctionnels basés sur la connaissances, et nouveaux procédés et dispositifs de production", tandis qu'un financement supplémentaire est également accordé à la priorité thématique des Technologies pour la Société de l'information (TSI). Le plan d'action français devrait être complémentaire au programme-cadre communautaire. La France affectera un total de 12 millions d'euros à l'élaboration d'un programme de recherche entièrement dédié aux nanotechnologies. Des fonds seront en outre octroyés à la formation, et une partie du financement servira à la constitution de réseaux d'excellence et à la préparation de projets intégrés, deux des nouveaux instruments de financement du Sixième programme-cadre de l'UE. En France, quelque 30 millions d'euros seront dégagés pour le développement de quatre centrales technologiques existantes pour la recherche, ainsi que pour la création de huit centrales spécifiques, qui devraient consolider le pôle d'excellence de la France dans la microélectronique. En ce qui concerne les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises en phase de démarrage, huit millions d'euros seront investis pour l'établissement d'un "Réseau Micro- Nano-Technologies".
Pays
France