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La communauté scientifique lance un appel unanime pour l'interdiction mondiale du clonage reproductif humain

Les académies scientifiques du monde entier ont publié une déclaration commune dans laquelle elles appellent les Nations Unies (NU) à instaurer l'interdiction mondiale du clonage reproductif humain, tout en demandant que le clonage de cellules souches embryonnaires à but théra...

Les académies scientifiques du monde entier ont publié une déclaration commune dans laquelle elles appellent les Nations Unies (NU) à instaurer l'interdiction mondiale du clonage reproductif humain, tout en demandant que le clonage de cellules souches embryonnaires à but thérapeutique ou de recherche ne soit pas inclus dans une éventuelle convention. La déclaration, publiée par le InterAcademy Panel on international issues (IAP), a reçu le soutien de plus de 60 organes scientifiques de renom. Elle sera remise au comité des NU sur le clonage qui se réunira à New York fin septembre afin d'examiner l'éventualité d'une interdiction mondiale. "Les académies nationales des sciences dans le monde s'unissent pour soutenir une interdiction mondiale du clonage reproductif humain et pour demander que le clonage ayant pour but l'obtention de cellules souches embryonnaires dans une perspective thérapeutique et de recherche ne soit pas inclus dans cette interdiction," peut-on lire dans la déclaration de l'IAP. "Les recherches scientifiques sur [...] les mammifères montrent nettement une incidence anormalement élevée de malformations foetales, d'avortements, de malformations néonatales et de morts à la naissance. Il n'y a aucune raison qu'il en soit autrement chez les humains." Même si les chercheurs parvenaient à réduire le risque médical pour le foetus cloné et la mère, les auteurs soulignent dans leur déclaration que: "il persisterait de fortes objections éthiques, sociales et économiques". Yves Quéré, co-président du comité exécutif de l'IAP, a expliqué pourquoi une convention internationale s'impose: "Le clonage reproductif humain est déjà illégal dans plusieurs pays, mais d'autres doivent encore publier des réglementations. Si la communauté scientifique internationale ne demandait pas une interdiction universelle du clonage reproductif humain, cela permettrait à des individus sans scrupules de continuer l'expérimentation humaine". En demandant que le clonage à visée thérapeutique ne soit pas interdit, l'IAP espère promouvoir un consensus sur un sujet qui menace de diviser le comité des Nations Unies sur le clonage: le champ de l'interdiction proposée. L'IAP affirme dans sa déclaration que: "'Le clonage à but thérapeutique et de recherche [...] a donc un potentiel scientifique considérable. Il ne doit pas être inclus dans l'interdiction visant le clonage reproductif humain". Et de conclure: "Les prises de position concernant ces deux types de clonage doivent être révisées périodiquement à la lumière des avancées scientifiques et des évolutions sociétales".

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