Un sondage révèle que la plupart des Européens favorisent le clonage thérapeutique
Plus de 15 000 européens des 30 Etats membres actuels et futurs de l'UE se sont prononcés, pour plus de la moitié, en faveur du clonage à des fins thérapeutiques. Un sondage réalisé par Eos Gallup Europe a par ailleurs révélé une forte opposition au clonage reproductif humain, 93 pour cent des participants estimant que cette pratique devrait être interdite. Sur les 30 pays qui ont pris part au sondage, les participants italiens ont le plus largement manifesté leur soutien au clonage thérapeutique, avec 65 pour cent de votes pour. Les groupes démographiques les moins opposés au clonage à des fins médicales s'avèrent être les jeunes âgés de 15 à 24 ans, les hommes, et les catégories professionnelles ayant des revenus moyens à élevés. Au sein du groupe des futurs Etats membres de l'UE, la Turquie est la nation la moins enthousiaste pour le clonage thérapeutique, avec seulement 36 pour cent des voix en faveur de cette pratique. A l'autre extrémité de l'échelle, l'on trouve l'Estonie et la Hongrie, avec 59 pour cent d'avis favorables. Dans le même temps, un vote des Nations Unies sur l'interdiction de toute forme de clonage humain a été différé d'au moins deux ans suite à l'adoption, par 80 voix contre 79, d'une proposition iranienne visant à retarder la décision. L'un des plus grands experts internationaux du clonage, M. Ian Wilmut, créateur de la brebis Dolly, a fait appel aux médias pour que cesse la polémique sur le clonage reproductif humain, sachant que la procédure est impossible à réaliser à l'heure actuelle.