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Faire revenir les scientifiques en Europe, une priorité pour la Présidence irlandaise

L'importance accordée par la Présidence irlandaise à la recherche et à l'innovation a une nouvelle fois été confirmée par les allocutions de trois figures de proue du gouvernement irlandais au Parlement européen. Dans son discours du 22 janvier, le ministre irlandais du Trava...

L'importance accordée par la Présidence irlandaise à la recherche et à l'innovation a une nouvelle fois été confirmée par les allocutions de trois figures de proue du gouvernement irlandais au Parlement européen. Dans son discours du 22 janvier, le ministre irlandais du Travail, Frank Fahey, a repris l'une des priorités de la Présidence irlandaise que l'actuel Président du Conseil européen, Bertie Ahern, et la vice-première ministre et ministre irlandaise des Entreprise, du Commerce et de l'Emploi, Mary Harney, se font fort de concrétiser, à savoir faire de l'Europe un pôle plus attractif aux yeux des chercheurs. "Nous devons très sérieusement nous demander pourquoi 400.000 Européens diplômés en sciences travaillent actuellement dans le domaine de la recherche et de l'innovation de l'autre côté de l'Atlantique", a déclaré M. Fahey devant le Parlement européen. "Certains des meilleurs cerveaux d'Europe travaillent aujourd'hui à renforcer la compétitivité des Etats-Unis. Nous devons inverser cette tendance, et faire revenir ce talent chez nous". De l'avis du ministre, le marché européen de l'emploi doit gagner en capacité d'adaptation et offrir un meilleur équilibre entre flexibilité et sécurité au travail si le Vieux continent veut pouvoir retenir sa main d'oeuvre la plus talentueuse. Selon le ministre, garantir des normes minimales d'emploi aux travailleurs ne pourra se faire sans de meilleures réglementations et sans le développement d'infrastructures accessibles et de qualité pour la garde des enfants. M. Fahey rejoint également ceux qui appellent à moins de discours et plus d'action pour la réalisation des objectifs de Lisbonne - faire de l'Europe l'économie la plus compétitive au monde d'ici 2010. "Pour réaliser cet objectif, nous devons passer outre la rhétorique et prendre des décisions. Nous devons être à la hauteur de l'agenda le plus ambitieux jamais présenté à nos législateurs, et la Présidence irlandaise est déterminée à initier ce processus. Aujourd'hui, quatre ans après le Conseil de Lisbonne, force est malheureusement de constater que nous sommes plus éloignés de notre objectif que nous ne l'étions à l'époque." Une récente réunion informelle des ministres de l'Emploi et des Affaires sociales de l'UE et des pays en phase d'adhésion a également été l'occasion de souligner l'importance, pour la R&I, des investissements dans la formation et l'enseignement. La Présidence a mis l'accent, dans ses conclusions, sur la corrélation entre accroissement des dépenses de formation et d'enseignement et développement économique. Sans oublier de souligner, en particulier, que "l'UE doit, si elle veut pouvoir concurrencer les économies à bas salaires, investir dans la formation pour les emplois hautement qualifiés, l'innovation et la recherche".

Pays

Irlande

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