La Commission place l'entreprise au cour de la coopération euroméditerranéenne
Les ministres de l'industrie de neuf des partenaires méditerranéens de l'UE ont cosigné la Charte euroméditerranéenne des entreprises, exposant les principes communs sur lesquels ils fonderont leurs futures politiques d'entreprise. Cette Charte est le premier document commun à être cosigné par les partenaires régionaux suivants: le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte, Israël, la Jordanie, l'Autorité palestinienne, le Liban et la Syrie. L'objectif sous-jacent de cette initiative est de créer un environnement propice à l'investissement et au développement du secteur privé et de contribuer ainsi à la création d'une zone euroméditerranéenne de libre-échange d'ici 2010. L'accord définit dix domaines d'action liés à la politique d'entreprise. En haut de la liste figure l'introduction de procédures simples à l'intention des entreprises, à propos de laquelle la Charte a déclaré ce qui suit: "Toutes les règles qui réglementent l'activité économique doivent être transparentes et appliquées de manière uniforme. Elles doivent récompenser le succès et traiter l'échec comme une opportunité d'apprentissage et une composante à part entière du processus de prise de risque." "Le principe directeur doit consister à maintenir les exigences les plus lourdes à un niveau minimal en rencontrant les objectifs publics visés. Les législateurs doivent prendre en compte le caractère limité des ressources des petites et moyennes entreprises (PME) et "penser d'abord petit"", poursuit le document. La Charte a également pour objectifs une simplification de l'accès aux financements et une fiscalité favorable à l'investissement et déclare qu'il convient de promouvoir des instruments comme le capital-risque, les "business angels" et d'autres formes de financement destinées aux entreprises à forte croissance. "Les régimes fiscaux devraient être adaptés de manière à faciliter la création, la croissance et le transfert de PME, à favoriser la création d'emplois, à récompenser le succès et à encourager les entreprises en phase de démarrage", peut-on lire dans la Charte. Autre particularité de la Charte, l'attention qu'elle accorde au renforcement des compétences par le développement d'une formation professionnelle continue pour les travailleurs, notamment un recyclage dans les secteurs des nouvelles technologies. "Nous adapterons les programmes de cours universitaires aux besoins des entreprises innovantes et soutiendrons l'établissement de liens entre la recherche, les universités et l'industrie afin de faire de la recherche publique un atout important dans la course à la compétitivité", ont promis les ministres. Ayant marqué leur engagement en faveur de ces objectifs et d'autres, les partenaires ont promis de consentir tous les efforts nécessaires pour mettre en ouvre leurs objectifs communs, un processus qui sera supervisé par la Commission.
Pays
Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Syrie, Tunisie