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L'Italie régresse dans le classement relatif à la compétitivité, tandis que les pays nordiques demeurent au firmament

L'Italie régresse dans la liste des pays les plus compétitifs au monde en raison de sa bureaucratie, de ses infrastructures et du niveau élevé de ses impôts, selon un rapport du Forum économique mondial. Le rapport 2004-2005 sur la compétitivité internationale, qui voit la Fi...

L'Italie régresse dans la liste des pays les plus compétitifs au monde en raison de sa bureaucratie, de ses infrastructures et du niveau élevé de ses impôts, selon un rapport du Forum économique mondial. Le rapport 2004-2005 sur la compétitivité internationale, qui voit la Finlande occuper la première place de la liste pour la troisième fois en quatre ans, place l'Italie en 47e position, tandis que la Pologne ferme la marche pour toute l'UE à la 60e position. Selon le rapport, l'Italie a perdu six places en un an et 21 places depuis 2001. "La régression persistante de l'Italie sur la liste du Forum économique mondial ne peut être imputée à un quelconque état d'esprit négatif des entreprises dans la mesure où certaines données réelles viennent confirmer cette thèse", a déclaré Augusto Lopez-Claros, économiste en chef du Forum économique mondial. Le rapport presse donc l'Italie de "poursuivre ses réformes économiques et institutionnelles, pour la plupart dans les secteurs confrontés aux carences de l'État." L'Italie a également perdu neuf places en matière de compétitivité du secteur de la production et occupe une 34e place qui s'explique par une détérioration du secteur de l'entreprise. D'après le rapport, les secteurs dans lesquels l'Italie a perdu le plus de terrain sont l'innovation, la coopération entre le secteur de la production et la recherche, les relations extérieures, les marchés publics et la disponibilité de capital-risque. Les principaux obstacles à la compétitivité de l'Italie relevés par le Forum économique mondial sont l'inutilité et la complexité de la bureaucratie, l'incompatibilité des infrastructures, l'excès d'impôts et la rigidité de la politique d'emploi. D'autres problèmes ont trait à la criminalité, à la corruption, à l'inflation et à l'instabilité politique. Le rapport attribue néanmoins la première place à l'Italie s'agissant du nombre de téléphones mobiles et de lignes téléphoniques fixes, d'internautes et d'utilisateurs d'ordinateurs. Figurant tous dans le top dix de la compétitivité, les pays scandinaves se démarquent par un secteur privé très enclin à adopter les nouvelles technologies et une culture de l'innovation, estime le rapport. Par ailleurs, "les pays nordiques se distinguent tous par une excellente gestion macroéconomique (tous ces pays disposent d'excédents budgétaires), ils affichent des taux de corruption extrêmement faibles et leurs entreprises mènent leurs activités dans un cadre juridique dans lequel les contrats et l'état de droit sont largement respectés", a expliqué M. Lopez-Claros. Ailleurs en Europe, les changements les plus remarquables concernent la progression de la Grande-Bretagne, qui est passée de la quinzième à la onzième place dans le classement global, et la performance "trois étoiles" de l'Estonie, qui a l'économie la plus compétitive des dix pays entrés dans l'Union en mai 2004. L'Estonie devance désormais la France (27e), l'Espagne (23e), le Portugal (24e), la Belgique (25e) et le Luxembourg (26e). 11e en 2001, l'Irlande occupe aujourd'hui la trentième place. Selon le rapport sur la compétitivité internationale, ce déclin global est lié aux performances du pays en matière d'innovation et de technologies. Pointant à la seconde place, les États-Unis doivent supporter la qualité médiocre de leurs institutions publiques et l'instabilité de leur environnement macroéconomique, en dépit de leur "suprématie technologique globale", estime le Forum économique mondial.

Pays

Belgique, Danemark, Estonie, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pologne, Portugal, Suède, Royaume-Uni

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