Les dernières statistiques de la R&D indiquent une croissance mineure des investissements
Les derniers chiffres concernant les dépenses de recherche et de développement (R&D) fournis par Eurostat montrent que les investissements globaux sont proches de la barre des deux pour cent. En 2002, les dépenses de R&D représentaient 1,93 pour cent du PIB de l�UE des 25, soit une augmentation de 0,11 pour cent par rapport à 1998. Si la croissance générale n'est pas énorme, un certain nombre de pays affichent une croissance considérable de leurs investissements. La Suède et la Finlande sont les pays qui dépensent le plus dans la R&D, puisqu'ils investissent respectivement 4,27 pour cent et 3,51 pour cent de leur PIB. Ces deux pays sont toujours les seuls à avoir réalisé l'objectif de Barcelone, qui consiste à investir 3 pour cent de son PIB dans la recherche. La majorité des États membres de l�UE ont poursuivi une croissance soutenue de leurs dépenses de recherche au cours des cinq dernières années précédant 2003, les plus forts taux de croissance ayant été réalisés par l�Estonie, Chypre et la Hongrie. Chacun de ces pays a connu une croissance annuelle en termes réels de plus de 11 pour cent. La croissance globale de l�UE s'élevait à 6,47 pour cent - supérieure aux 5,83 pour cent des Etats-Unis et aux 6,16 pour cent du Japon, mais écrasée par les 18,51 pour cent de la Chine. L'objectif de Barcelone stipule que les deux tiers des investissements dans la R&D doivent être consentis par le secteur privé. Cette proportion se vérifie dans trois pays : la Suède (71,9 pour cent), la Finlande (69,5 pour cent) et l�Irlande (67,2 pour cent). Le Luxembourg est tout en haut de l'échelle avec 90,7 pour cent de dépenses en provenance des entreprises, alors que d'autres pays ont observé une baisse des investissements du secteur privé dans la recherche. C'est le cas de la Lituanie, de la Hongrie, de la Pologne et de la République tchèque. Dans l'ensemble, en 2001, 55 pour cent des dépenses de R&D dans l'UE des 25 étaient financées par les entreprises, contre 73,9 pour cent au Japon, 64,4 pour cent aux États-Unis et 57,6 pour cent en Chine. Les chiffres d'Eurostat indiquent que l'intensité de R&D de l'UE a augmenté de 1,48 pour cent en termes réels au cours des cinq années précédant 2003. Sur la même période, ce chiffre s'élève à 1,7 pour cent pour l'UE des 15.