La Commission propose de mieux utiliser les TIC pour mettre pleinement en valeur le patrimoine audiovisuel de l'Europe
La Commission européenne a dit son intention de renforcer sa politique de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine écrit et audiovisuel européen en faisant appel aux technologies de l'information et de la communication (TIC). La Commission envisage de présenter, en juillet, une communication faisant le point sur les principaux arguments, culturels et économiques, en faveur de la numérisation des écrits, images et sons d'archives qui constituent le patrimoine de l'Europe, ainsi que les obstacles pour y parvenir. La communication sera accompagnée d'une proposition de Recommandation afin de mobiliser l'ensemble des acteurs publics concernés et de faciliter les partenariats public-privé autour de la numérisation de notre patrimoine. "Nos bibliothèques, nos films, notre mémoire télévisuelle et sonore, doivent non seulement être sauvegardés, mais mieux exploités, à des fins de culture, d'éducation, d'information, de recherche," a déclaré la Commissaire européenne en charge de la Société de l'information et des Médias, Viviane Reding, avant d'ajouter: "La numérisation de ce patrimoine est aussi une formidable chance à saisir par notre industrie." L'intérêt accru de la Commission pour la numérisation du patrimoine culturel européen impliquera la poursuite et l'amplification des initiatives en cours ainsi que le lancement de nouvelles actions. Des projets financés au titre de la priorité Technologies de la Société de l'information (TSI) des programmes-cadres communautaires de recherche se consacrent déjà à la définition de standards et de tests, à la mise au point de techniques de recherche pour archives audiovisuelles et de techniques de numérisations des archives télévisuelles. Alors que ces activités vont se poursuivre, la Commission consacrera 36 millions d'euros supplémentaires à des initiatives similaires dans le cadre des prochains appels à propositions pour le programme TSI en mai - y compris la mise au point de moteurs de recherche "grand public" - et 60 millions d'euros au titre du programme eContent Plus pour la numérisation de et l'accès aux contenus.