Selon le président de MEDEA+, l'Europe doit «se battre pour s'assurer une R & D de qualité supérieure»
Pour le président de MEDEA+, un programme coopératif européen de R & D avancée en microélectronique lancé par l'industrie, le renouvellement des programmes de recherche technologique financés sur fonds publics est crucial si l'Europe veut conserver le contrôle de son propre avenir. S'exprimant lors du forum MEDEA+ organisé à Monaco, Arthur van der Poel a déclaré: «La R & D européenne en nanoélectronique est aujourd'hui une référence de premier ordre à l'échelle internationale, mais si l'Europe veut garder le contrôle de son propre avenir, elle doit continuer à se battre pour s'assurer une R & D de qualité supérieure». Le président a fait référence à une série d'innovations majeures et au rôle clé joué par MEDEA+ dans la mise au point de la technologie de procédés de fabrication de semi-conducteurs et de la lithographie par ultraviolets extrêmes. Aujourd'hui, le programme aborde l'électronique automobile et les systèmes de communication sans fil sûrs et à faible puissance. Lancé en janvier 2001 au titre d'EUREKA, MEDEA+ comporte un volet «innovation dans les systèmes sur silicium pour l'e-économie» et court jusqu'en 2008. Il canalise les fonds publics et privés vers les projets de R & D en microélectronique. Un livre blanc sur le programme qui lui succèdera, Beyond Medea+, est attendu pour la mi-2007. Le programme Beyond MEDEA+ sera intégré à un cadre incluant également ENIAC, la plate-forme technologique européenne (PTE) pour la nanoélectronique et ARTEMIS, la PTE pour les systèmes embarqués.