Le projet PLATON+ de l'UE soutient la recherche socio-économique
La recherche dans le domaine des sciences sociales et humaines (SSH) s'intensifie en Europe. Le projet PLATON+, une nouvelle initiative partiellement soutenue par un financement de l'UE de 997000 euros, vise à sensibiliser davantage aux résultats de cette recherche, notamment dans les autres secteurs de recherche. Le consortium PLATON+ développera des activités afin de diffuser les résultats des recherches en SSH vers quatre groupes: les chercheurs, les entreprises (y compris les PME), les décideurs politiques et les organisations non gouvernementales. Dans le cadre du projet, «les partenaires relieront et intégreront les organismes de recherche et les chercheurs en SSH avec leurs homologues dans des domaines de recherche dits technologiques, par exemple le développement durable, la santé ou l'alimentation», explique Dimitris Papageorgiou de Q-PLAN N.G. qui coordonne le projet. D'un côté, les chercheurs «auront l'opportunité d'apporter leur collaboration et leurs compétences dans des activités pluridisciplinaires»; de l'autre, les décideurs politiques aux niveaux régional, national et européen, ainsi que les entreprises et les ONG, «seront mieux informés des résultats de la recherche en SSH, et pourront utiliser ces résultats pour améliorer leurs activités», souligne M. Papageorgiou. M. Papageorgiou est convaincu que «l'importance des tendances socio-économiques dans la compétitivité et la croissance des PME, et plus généralement leur avenir, est considérable et indiscutable». Le projet consacrera donc une grande partie de ses travaux à établir des réseaux entre les PME et les chercheurs en SSH, ainsi qu'à identifier et exploiter les intérêts communs et le potentiel de collaboration entre ces deux groupes. Le projet PLATON+ s'appuie sur les travaux du projet PLATON, le premier projet financé par l'UE pour améliorer la participation des PME et des groupes de PME à la recherche socio-économique en Europe. Plusieurs activités de diffusion des informations sont prévues dans le cadre du projet, par exemple des ateliers, des évènements et des conférences internationales. Sont également prévus des e-services, par exemple des bases de données pour partager les idées de recherche, ou encore une série de publications telles que des fiches d'informations ou des notes et révisions de politiques. Le projet proposera également aux chercheurs et aux professionnels hors du domaine de la SSH des sessions de formation sur les résultats des recherches et les problèmes de la SSH. M. Papageorgiou considère que «PLATON+ aura un impact catalyseur et à long terme sur la diffusion de la recherche en SSH et son intégration aux autres thèmes de recherche [du septième programme-cadre (7e PC)].» Il devrait en outre éviter de fragmenter davantage ces activités de recherche en Europe. D'après M. Papageorgiou, plus de 1300 personnes participeront aux évènements proposés par le projet, dont 50% du secteur de la recherche, 20% de l'industrie, 10% de décideurs politiques, 10% d'ONG et 10% d'autres secteurs. Il estime également que le portail Web du projet pourrait aider jusqu'à 15000 utilisateurs et 6000 organisations à contacter directement les partenaires du projet. Le consortium PLATON+ compte 12 partenaires originaires de 9 États membres de l'UE et de la Turquie.