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Enquête sur la calcification marine

Un nouveau projet financé par l'UE s'est fixé pour objectif d'étudier la formation des coquilles des organismes marins, leur structure osseuse ainsi que toutes les autres structures à base de carbonate de calcium tels que les récifs coralliens. La recherche tentera de détermin...

Un nouveau projet financé par l'UE s'est fixé pour objectif d'étudier la formation des coquilles des organismes marins, leur structure osseuse ainsi que toutes les autres structures à base de carbonate de calcium tels que les récifs coralliens. La recherche tentera de déterminer les impacts des changements environnementaux sur le processus de calcification. Le projet CALMARO («Calcification by marine organisms») est financé à hauteur de 2,7 millions d'euros au titre du programme spécifique «Personnes» du septième programme-cadre (7e PC). Il rassemble 13 instituts de recherche et 4 entreprises issus de 8 pays. Le projet consiste en un réseau de formation et s'étendra sur une période de quatre ans. Il est composé de 12 biologistes, chimistes et géoscientifiques au début de leur carrière de chercheur, qui étudieront la formation du carbonate de calcium sur une série d'organismes marins et l'influence de certains facteurs, notamment la température de la mer et l'acidité, sur ce processus. Le carbonate de calcium est l'une des substances les plus importantes dans la nature, étant donné son rôle dans la formation des arêtes, des coquilles et des récifs coralliens. Les facteurs environnementaux, tels que la température et le pH (acidité), influencent la capacité des organismes marins à former le carbonate de calcium. À l'heure actuelle, la hausse des concentrations en CO2 (dioxyde de carbone) augmente l'acidité des océans, et les prévisions en matière de changement climatique montrent que les températures des océans sont susceptibles d'augmenter au cours des décennies à venir. «Ce réseau garantit aux jeunes scientifiques un début de carrière couronné de succès grâce à cette formation internationale interconnectée», commente Nicole Schmidt, coordinatrice du projet et professeur à l'institut des sciences marines de Leibniz (IFM-GEOMAR) à Kiel, en Allemagne. «Les scientifiques expérimentés seront toujours originaires d'un pays différent de celui du chercheur apprenti. Ainsi, les jeunes scientifiques seront directement en contact avec plusieurs instituts.» En outre, la participation de quatre petites et moyennes entreprises (PME) au réseau signifie que les jeunes chercheurs auront la possibilité d'assister à certaines applications pratiques en matière de recherche marine, par exemple dans un établissement ostréicole, une entreprise d'aquaculture et des entreprises spécialisées dans la consultation en matière de littoral ainsi que dans la production d'instruments destinés à analyser les niveaux de CO2. «Les participants pourront ainsi découvrir les applications concrètes importantes pour l'avenir de cette matière universitaire fascinante», commente le professeur Schmidt. Dans le cadre du projet CALMARO, les jeunes scientifiques étudieront la calcification à plusieurs niveaux. À l'échelle cellulaire, ils se pencheront sur les gènes et les protéines participant au processus de calcification. D'autres études analyseront les effets de l'acidité sur la croissance des coraux et sur la capacité des huîtres à accumuler les couches de carbonate de calcium pour former leur coquille, par exemple. Dans d'autres cas, les scientifiques chercheront à déterminer comment l'acidification de l'océan affectera les relations proies-prédateurs, étant donné que de nombreux organismes se servent de structures calcifiées (telles que les coquilles) pour se protéger, ou de leurs pinces pour attaquer d'autres organismes. Les différences régionales en termes de calcification seront également étudiées.

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