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Recherches extrêmes dans les mers profondes

Une équipe internationale de chercheurs sondera les profondeurs de l'océan Pacifique en novembre en vue d'explorer les orifices hydrothermiques des mers profondes, et des classes de lycée seront invitées à cette excursion. Les orifices hydrothermiques sont des sillons ou des...

Une équipe internationale de chercheurs sondera les profondeurs de l'océan Pacifique en novembre en vue d'explorer les orifices hydrothermiques des mers profondes, et des classes de lycée seront invitées à cette excursion. Les orifices hydrothermiques sont des sillons ou des brèches dans la croûte terrestre par lesquels de l'eau chaude jaillit. Cette eau est réchauffée à des niveaux profonds se trouvant sous la surface de la terre. Les orifices hydrothermiques constituent une source d'intérêt pour les scientifiques, tels que les biologistes marins, depuis de nombreuses années déjà. Cet intérêt s'explique par le fait que les régions entourant ces orifices sont plus productives que les mers environnantes sur le plan biologique et qu'elles sont à l'origine d'un écosystème diversifié et unique. Lors de cette expédition, les scientifiques concentreront leurs efforts de recherche sur cet écosystème, en portant une attention particulière sur les virus marins et d'autres organismes de taille microscopique appelés protistes. Craig Cary, professeur de biosciences marines à l'université de Delaware College of Marine and Earth Studies aux États-Unis, s'est prononcé sur l'importance de cette expédition. «Durant de nombreuses années, ces orifices ont été explorés en ne portant que peu, voire pas, d'attention aux virus et aux protistes», explique-t-il. «Pourtant, ces organismes qui se nourrissent de bactéries, ont un effet extrêmement important sur les communautés bactériennes qui soutiennent ce système. Nos programmes de recherche sont parmi les premiers à se pencher sur ces remarquables 'charognards'.» Le professeur Cary a embarqué sur plus de 20 expéditions en bateau destinées à des recherches dans les mers profondes et il sera à la tête de l'équipe pour celle-ci. David Caron, professeur de sciences biologiques à l'université de Californie du sud (University of Southern California), aux États-Unis, sera également du voyage. Son rôle consistera à diriger l'équipe de recherche qui étudiera ces organismes unicellulaires connus sous le nom de protistes. Le professeur Caron est spécialiste de l'écologie de ces espèces, qui incluent les microalgues et les protozoaires, et mènera des travaux de recherche qui marqueront les annales en vue de mieux comprendre la diversité des espèces et les activités de ces créatures dans les orifices en question. «Les protistes consomment des bactéries et d'autres micro-organismes en grande quantité et plus que dans tout autre environnement aquatique,» affirme le professeur Caron. «Nous pensons qu'ils font office de lien essentiel dans la chaîne alimentaire des bactéries dans les orifices hydrothermiques, mais étonnamment, il existe peu de recherches sur les écosystèmes des mers profondes pouvant nous fournir de la documentation et des informations sur les activités de ces espèces.» Des lycéens du monde entier auront la possibilité de participer à l'expédition via le programme de l'université de Delaware intitulé «Extreme 2008: A Deep-Sea Adventure». Les classes qui participeront à ce projet auront la chance de mettre au point des expériences et de contacter les chercheurs grâce à l'initiative «Phone Call to the Deep». Cette initiative permettra de lier les classes aux chercheurs qui travailleront en temps réel en pleine mer. Les classes bénéficieront également d'un programme gratuit, de guides d'étude et d'autres activités scolaires conçus pour stimuler la connaissance des étudiants sur les océans et le processus de découverte scientifique. Les chercheurs seront basés à bord de l'Atlantis, un navire de recherche appartenant à l'US Navy et utilisé par le Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI). Il s'agit d'un des derniers navires de recherche en service et contient six laboratoires scientifiques, un système sonar de cartographie des fonds marins et un satellite de communications. Le navire est également équipé de trois treuils, trois grues, d'un atelier mécanique et de hangars spécialisés. Ces derniers ont été spécialement conçus pour l'entretien d'Alvin, un submersible qui parcourra parfois les 3000 mètres qui le sépare des fonds marins.

Pays

États-Unis