Skip to main content
Aller à la page d’accueil de la Commission européenne (s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)
français français
CORDIS - Résultats de la recherche de l’UE
CORDIS

Article Category

Contenu archivé le 2023-03-06

Article available in the following languages:

L'Europe doit s'efforcer de devenir le leader mondial en matière de TIC

Dans une nouvelle communication, la Commission européenne déclare que si l'Europe souhaite devenir un leader mondial dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC), elle doit doubler ses investissements dans la recherche, attirer davantage de pe...

Dans une nouvelle communication, la Commission européenne déclare que si l'Europe souhaite devenir un leader mondial dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC), elle doit doubler ses investissements dans la recherche, attirer davantage de personnel qualifié et éliminer les obstacles à la croissance des entreprises. La stratégie décrite vise également à s'assurer que l'économie et la société tireront pleinement partie de ces nouvelles technologies. Le marché mondial des TIC est évalué à environ 2000 milliards d'euros et croît de 4% par an. En Europe, les TIC représentent 6% du PIB (produit intérieur brut) et génèrent 12 millions d'emplois. Les TIC reçoivent un quart des financements privés alloués à la R&D (recherche et développement). Cependant, l'Europe reste en retard sur ses concurrents: les entreprises américaines investissent deux fois plus dans la R&D sur les TIC que leurs homologues européennes. En outre, l'Europe souffre actuellement d'une pénurie de chercheurs spécialisés en TIC, en partie car elle ne compte que très peu de centres d'excellence dans ce domaine. Ce qui veut dire que les personnes les plus qualifiées ainsi que la majeure partie des financements privés de recherche tendent à aller ailleurs. L'Europe excelle néanmoins dans certains domaines des TIC, notamment les équipements et services de télécommunication, la robotique, les technologies de sécurité et la photonique; elle se positionne par ailleurs au premier rang mondial dans des domaines tels que la télémédecine, l'électronique pour l'aérospatiale et les TIC embarquées. En ce qui concerne l'avenir, la communication déclare que l'Europe doit prendre l'initiative de développer l'Internet du futur ainsi que la nouvelle génération de composants et systèmes de TIC, et saisir de nouvelles opportunités dans les domaines de la nanoélectronique, de la photonique et de l'électronique organique. L'Europe doit aussi être un précurseur dans l'application des TIC aux systèmes de santé, aux économies d'énergie et à la sécurité des bâtiments et des transports. La nouvelle stratégie propose une approche sur trois fronts pour s'attaquer à ces problèmes. Tout d'abord, les investissements en R&D dans le domaine des TIC doivent être doublés d'ici 2020. Dans le septième programme-cadre (7e PC), les dépenses annuelles en R&D sur les TIC devraient passer de 1,1 milliard d'euros en 2010 à 1,7 milliard en 2013. La Commission invite les États membres à augmenter dans la même proportion leurs budgets nationaux de recherche. Entre autres, la Commission invite à mettre en place des plateformes pour intensifier le dialogue entre les investisseurs et les innovateurs du domaine des TIC. Elle exprime également son intention d'augmenter la participation des PME dans ses propres programmes de recherche. Elle encourage les États membres à utiliser davantage les marchés publics pour promouvoir l'innovation dans le secteur des TIC. Le deuxième axe d'action consiste à augmenter la collaboration entre l'UE, les États membres, les régions, le secteur et les universités: «L'Europe doit mieux coordonner ses politiques et concentrer et spécialiser ses ressources, notamment en vue de l'émergence de pôles d'excellence en matière de TIC en Europe». En d'autres termes, les différents acteurs impliqués dans le financement et la conduite des recherches en TIC doivent mettre en commun les ressources et oeuvrer selon une stratégie européenne commune. Enfin, les entreprises spécialisées dans les TIC ont besoin des conditions adéquates pour se développer. Ici, le secteur public peut favoriser l'innovation en veillant à ce que les TIC soient pleinement exploitées dans tous les services publics. Pour soutenir ce travail, l'UE étudie la meilleure façon de soutenir les projets européens couvrant la totalité du cycle, depuis la R&D jusqu'au déploiement. Ces projets s'appuieront par exemple sur les résultats des partenariats publics-privés et sur l'initiative de la Commission européenne en faveur des marchés porteurs. Ils pourront porter sur des problèmes tels que l'utilisation des TIC dans la santé, pour les économies d'énergie ou sur un système de gestion de l'identité électronique. La communication conclut que «cette stratégie devrait ouvrir des marchés avec des demandes plus claires de la part des utilisateurs, raccourcir les cycles d'innovation et les réponses aux défis socio-économiques et ouvrir de nouvelles opportunités pour le secteur en Europe. Ceci devrait accélérer le retour sur investissements et faire de l'Europe un lieu plus attrayant pour les investisseurs, les entreprises et les chercheurs».

Articles connexes

Mon livret 0 0