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La médecine complémentaire et alternative enfin reconnue

De plus en plus de personnes se tournent vers la médecine complémentaire et alternative (MCA) pour des problèmes qui, selon eux, ne peuvent être traités par la médecine traditionnelle. On compte en UE quelque 100 millions de personnes ayant recours à la médecine parallèle. Pou...

De plus en plus de personnes se tournent vers la médecine complémentaire et alternative (MCA) pour des problèmes qui, selon eux, ne peuvent être traités par la médecine traditionnelle. On compte en UE quelque 100 millions de personnes ayant recours à la médecine parallèle. Pourtant, les médecins pratiquant la MCA font face à un manque de financement et de coopération scientifique, ce qui constitue une entrave considérable à ce domaine de la médecine. C'est ici qu'entre en jeu le projet CAMBRELLA, lequel est fermement décidé à résoudre ce problème. Le projet, qui a débuté le 1er janvier 2010, bénéficie d'un soutien de 1,5 million d'euros au titre du thème «Santé» du septième programme-cadre (7e PC). Le projet CAMBRELLA («CAMBRELLA: a pan-European research network for complementary and alternative medicine (CAM)») contribuera à améliorer le bien-être des citoyens européens en créant une feuille de route européenne qui englobe les conditions préalables pour conduire des recherches futures sur la médecine complémentaire et alternative en Europe. Jusqu'en 2012, les partenaires du projet travailleront à la création d'un réseau d'instituts de recherche européens spécialisés dans la médecine complémentaire. Cet objectif se traduira par une coopération internationale plus importante. «Les huit groupes de travail du projet CAMBRELLA se concentreront sur la terminologie, le rôle des traitements de la MCA dans les systèmes de soins de santé et la méthodologie de recherche», explique le Dr Wolfgang Weidenhammer du centre de recherche sur la médecine complémentaire de la Technische Universität Munich, en Allemagne. «Nous souhaitons développer une compréhension détaillée du statut actuel de la MCA en Europe, qui constituera le point de départ de futures activités de recherche», ajoute le Dr Weidenhammer, qui coordonne également le projet. Les objectifs spécifiques du projet comprennent le développement d'une terminologie approuvée par consensus acceptée partout en Europe qui décrira les interventions de la MCA, la création d'une base de connaissances qui facilitera notre compréhension des exigences des patients dans la MCA et la fréquence de ces requêtes, ainsi que l'exploration des besoins, opinions et attitudes des citoyens européens quant à la MCA. Le consortium CAMBRELLA est composé de 16 organisations partenaires scientifiques de 12 pays d'Europe, dont l'Allemagne, la France, l'Italie, la Hongrie, l'Autriche, la Norvège, la Roumanie, la Suède et le Royaume-Uni. Un comité consultatif formé de groupes participants clés tels que fournisseurs, praticiens, patients et consommateurs, soutient le projet. «En 2008, la Commission européenne avait pour la première fois annoncé le lancement d'un parrainage dans le domaine de la médecine complémentaire au titre du [7e PC]», déclare le Dr Weidenhammer. «Le financement du projet CAMBRELLA couronne les efforts de plusieurs initiatives et organisations européennes dont l'objectif consiste à faire de la médecine complémentaire un sujet d'envergure européenne.» La médecine complémentaire et alternative englobe les traitements ayant une base culturelle ou historique, notamment l'herborisme, la méditation, le yoga, l'hypnose, la biorégulation, l'acupuncture et la médecine chinoise traditionnelle.