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Une étude appelle à de meilleurs soins post-fractures en Russie

Selon une nouvelle étude de recherche menée par la Fondation internationale contre l'ostéoporose (IOF), un nombre croissant de personnes en Russie décèdent ou demeurent gravement handicapées en raison de la précarité des soins de santé post-fractures de la région. L'étude aver...

Selon une nouvelle étude de recherche menée par la Fondation internationale contre l'ostéoporose (IOF), un nombre croissant de personnes en Russie décèdent ou demeurent gravement handicapées en raison de la précarité des soins de santé post-fractures de la région. L'étude avertit que le problème s'aggravera car la population russe vieillit et sera donc d'autant plus menacée de développer l'ostéoporose, une maladie des os fragilisés. Présentée lors du sommet de l'IOF des sociétés de patients atteints d'ostéoporose de l'Europe de l'Est et de l'Asie centrale, qui a eu lieu à Saint-Pétersbourg le 27 septembre, la recherche démontre qu'alors qu'en Europe occidentale la majorité des patients atteints de fracture de la hanche reçoivent de très bons soins, en Russie, le taux de traitement chirurgical est extrêmement bas. D'après les chercheurs, bien que les personnes âgées souffrant de fracture de la hanche soient plus sujettes à un décès et un handicap à long terme, ce problème est nettement plus grave en Russie et dans certains pays d'Europe orientale. Par conséquent, le taux de mortalité dans ces régions suite à une fracture de la hanche est plus important, atteignant 45 à 52% durant la première année suivant la fracture pour la majorité des villes russes. Des patients survivant à la fracture, 33% restent alités et 42% ne peuvent mener que des activités limitées. Seuls 9% arrivent à récupérer totalement le train de vie qu'ils avaient avant leur fracture. «Les prestataires de soins de santé doivent absolument améliorer leurs soins post-fractures», mettait en garde le professeur Olga Lesnyak, vice-présidente de l'association russe contre l'ostéoporose et auteur du rapport. L'ostéoporose, une maladie osseuse qui fragilise le squelette et augmente donc le risque de fracture, est plus répandue chez les personnes âgées. Les projections démographiques pour la majorité des pays de la région prédisent une augmentation de la part des personnes âgées de 50 et plus au cours des quarante prochaines années. Une diminution de la population totale est également envisagée. Le nombre de personnes atteints d'ostéoporose en Russie devrait tripler d'ici 2050. Malgré la charge pesante des fractures associées à l'ostéoporose pour les soins de santé, la maladie est très peu reconnue, selon les chercheurs, qui expliquent que le manque important de données épidémiologiques et économiques est la principale raison pour laquelle les autorités de santé publique restent peu convaincues de l'urgence des campagnes de prévention de l'ostéoporose. «Les résultats montrent clairement que les gouvernements doivent soutenir des études épidémiologiques à grande échelle afin de collecter des données de l'incidence des fractures ostéoporotiques», expliquait le président de l'IOF John Kanis. L'étude indique que la technologie DEXA (Dual energy X-ray absorptiometry, ou absorption bi-photonique à rayons X), qui apporte le meilleur diagnostic en la matière, n'est disponible que dans certaines grandes villes; toutefois, dans près d'un tiers des pays étudiés, plus de 40% de la population vit dans des régions rurales. De plus, pour la plupart des pays, les médicaments destinés aux personnes courant un risque plus élevé de fracture ne sont pas (ou seulement partiellement) remboursé, compliquant ainsi la disponibilité du médicament pour la majorité des malades. De faibles taux de calcium et de vitamine D ont un impact négatif sur la santé osseuse, expliquent les chercheurs, soulignant que la consommation quotidienne moyenne de calcium dans les pays étudiés est largement inférieure aux recommandations de l'OMS (Organisation mondiale de la santé), et que de nombreuses personnes dans ces régions souffrent de sérieuses carences en vitamine D. «Un meilleur accès aux tests de diagnostic et à un traitement approprié sont nécessaires pour enrayer la tendance croissante aux fractures dans cette région», expliquait Judy Stenmark, membre principale du comité directeur en chef des opérations de l'IOF. Le rapport final, intitulé «Eastern European & Central Asian Regional Audit - Epidemiology, Costs & Burden of Osteoporosis in 2010», sera publié en novembre prochain sur le site web de l'IOF. Il comprendra des projections et données de 21 pays dont l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Bulgarie, la République tchèque, l'Estonie, la Géorgie, la Hongrie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Lettonie, la Lituanie, la Moldavie, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, la Russie, le Tadjikistan, l'Ukraine et l'Ouzbékistan.

Pays

Arménie, Azerbaïdjan, Bulgarie, Biélorussie, Tchéquie, Estonie, Géorgie, Hongrie, Kirghizstan, Kazakhstan, Lituanie, Lettonie, Moldavie, Pologne, Roumanie, Russie, Slovénie, Slovaquie, Tadjikistan, Ukraine, Ouzbékistan

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