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Une nouvelle étude renforce la lutte contre la leucémie

Des chercheurs européens ont révélé que la mutation de gènes la plus courante découverte dans la leucémie myéloïde aiguë était à l'origine du déclenchement du développement du cancer et qu'elle pouvait coopérer avec un groupe bien défini d'autres mutations pour aboutir à une l...

Des chercheurs européens ont révélé que la mutation de gènes la plus courante découverte dans la leucémie myéloïde aiguë était à l'origine du déclenchement du développement du cancer et qu'elle pouvait coopérer avec un groupe bien défini d'autres mutations pour aboutir à une leucémie généralisée. Dans une étude publiée dans la revue Nature Genetics, des chercheurs des Pays-Bas et du Royaume-Uni suggèrent que trois étapes principales sont requises pour transformer des cellules sanguines normales en cellules leucémiques, chacune d'elle provoquant un processus cellulaire différent. En cartographiant la voie vers le cancer, l'étude identifie les processus qui pourraient servir de cibles pour de nouveaux traitements afin de freiner le développement du cancer. La leucémie myéloïde aiguë est une maladie rare mais fatale, qui peut se propager en quelques jours ou semaines. Quatre patients sur cinq atteints de leucémie myéloïde succombent à leur maladie. Ces dernières années, les chercheurs ont identifié de nombreux gènes impliqués dans le développement de la leucémie myéloïde aigue. Le plus courant est NPM1, un gène possédant de nombreuses fonctions connues. Cette étude enrichit nos connaissances des fonctions de NPM1, en montrant que la mutation dans NPM1 est critique dans le développement de nombreux cas de leucémie myéloïde aiguë et qu'elle exerce son effet en aidant les cellules à s'auto-renouveler, une procédure que l'on peut considérer comme la première étape vers la leucémie. L'équipe identifie également deux évènements ultérieurs nécessaires pour coopérer avec NPM1 afin de transformer les cellules saines en cellules cancéreuses. «Nous avons utilisé une disruption génique ciblée afin d'observer la façon dont la leucémie myéloïde aiguë se développe chez les souris, et avons découvert des étapes cruciales ayant lieu lors du développement du cancer. Identifier chaque étape biologique implique que nous pouvons rechercher de nouveaux médicaments qui inverseraient le processus», affirme le Dr George Vassiliou, l'un des auteurs principaux de l'étude. L'équipe a commencé en développant une souche de souris contenant un «interrupteur de contrôle» qui permettait aux chercheurs de déclencher des mutations au sein du gène NPM1 de la leucémie myéloïde aigue. Après avoir activé les mutations NPM1 au sein de la souris, l'équipe a constaté que la mutation permettait aux cellules sanguines normales de se renouveler elles-mêmes plus efficacement et qu'elle stimulait la production d'un groupe de cellules sanguines connues en tant que cellules myéloïdes. Toutefois, l'équipe a constaté que, malgré les mutations dans ce gène de leucémie fréquemment muté, seules 3 des 10 souris ont développé la maladie qui ne s'est développée que bien plus tard Les résultats suggèrent que la mutation NPM1 peut lancer le processus leucémique mais ne peut pas, à elle seule, conduire les cellules à se développer en cancer. En observant les nouvelles mutations des gènes, l'équipe a identifié trois processus distincts que les gènes mutés semblaient dominer. L'équipe pouvait confirmer le rôle des mutations NPM1 dans l'auto-renouvellement cellulaire, mais elle a découvert d'autres gènes couramment impliqués dans l'un des deux autres processus. Le premier groupe de gènes contrôlait la façon dont proliféraient les cellules; le second groupe jouait un rôle dans l'organisation de l'activité génétique dans les cellules. «Ces résultats offrent un aperçu beaucoup plus clair sur la façon dont ce cancer difficile se développe et se propage», affirme Allan Bradley, un autre auteur de l'étude. «Nos études complètent le travail de la génomique sur le cancer humain. Ensemble, nous pouvons offrir plus rapidement un contexte biologique sur la façon dont les changements génétiques peuvent provoquer la maladie.» Les chercheurs peuvent désormais observer plus en détail les processus identifiés et les diviser en des groupes complémentaires, une première étape cruciale pour le développement de médicaments anticancéreux efficaces.Pour de plus amples informations, consulter: Fondation Wellcome Trust de l'institut Sanger: http://www.sanger.ac.uk/

Pays

Pays-Bas, Royaume-Uni

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