Raccourcir le temps entre la recherche médicale et le traitement
Les maladies chroniques telles que le cancer et l'Alzheimer ont fortement augmenté à travers l'Europe en raison d'une espérance de vie plus longue et de changements dans le mode de vie. En principe, la recherche biomédicale conduit à des découvertes pouvant offrir de nouvelles thérapies et des solutions de diagnostic. Toutefois, ces dernières restent trop longtemps en laboratoire, ce qui retarde l'administration aux patients qui en besoin. C'est pourquoi une nouvelle organisation a été lancée pour combler le «fossé translationnel» qui sépare actuellement le monde de la recherche médicale scientifique des applications cliniques. Le projet EATRIS («European Advanced Translational Research Infrastructure in Medicine») fonctionnera à travers un consortium paneuropéen de 60 institutions universitaires éminentes, dont des centres de recherche translationnelle en biomédecine. Le but est de garantir que la recherche biomédicale est traduite plus rapidement, et de façon plus efficace, en des produits pour l'application clinique, tels que de nouveaux médicaments, vaccins et diagnostic. Grâce à cette coopération, des progrès importants dans le domaine de la recherche biomédicale sont à espérer, en vue d'une transposition en innovations médicales avec des bénéfices substantiels pour les patients. S'exprimant sur le lancement du projet, le directeur scientifique Dr Giovanno Migliaccio affirme; «L'inauguration des activités d'EATRIS vient à la suite d'une longue préparation. Nous sommes confiants que notre infrastructure de recherche aura un impact positif sur le domaine de la médecine translationnelle au sein de l'Espace européen de recherche (EER) et offrira des bénéfices considérables et tangibles aux citoyens de l'Europe.» Il poursuit; «Cela permettra également aux États membres d'éviter les duplications d'infrastructures, et facilitera une utilisation plus efficace des ressources disponibles en ces temps cruciaux des points de vue scientifique et économique.» Bien qu'il insiste sur le fait qu'EATRIS n'est pas uniquement un fournisseur de services facilitant le développement de produits à l'aide d'une équipe de scientifiques spécialisés, mais vise stratégiquement à améliorer les résultats dans la médecine translationnelle, en défiant des paradigmes actuels de développement de produit thérapeutique et diagnostic. Le consortium oeuvrera à garantir qu'EATRIS devienne un Consortium d'infrastructure de recherche européenne (ERIC), une entité juridique créée spécifiquement pour la mise en place d'installations de recherche conjointes à un niveau européen. Un groupe cible clé des travaux d'EATRIS sera les personnes atteintes de maladies rares, étant donné qu'ici le fossé entre la recherche en aval et les nouveaux médicaments prêts pour la clinique est particulièrement large et doit être réduit. Autrement dit, des traitements améliorés en plus grand nombre, ainsi qu'un diagnostic et des mesures de prévention, seront disponibles pour plus de patients et à moindre coût. Le lancement d'EATRIS se fera officiellement les 3 et 4 juin au siège de la nouvelle organisation à Amsterdam, lors d'une conférence sur la médecine translationnelle. Parmi les sujets de discussions, citons les tendances et défis de la recherche translationnelle en Europe et au-delà ainsi que les besoins de l'Europe à traduire la science en des produits médicaux innovants.Pour plus d'informations, consulter: EATRIS http://www.eatris.eu/SitePages/home.aspx(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Pays
Pays-Bas