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Targeting signals essential for angiogenesis

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Vecteurs viraux inhibant la formation des capillaires tumoraux

Le développement de la tumeur cancéreuse repose en partie sur le développement de nouveaux vaisseaux sanguins ou angiogenèse. Dans le cadre d'un projet de l'UE, une équipe de scientifiques a effectué des recherches pour inhiber ce processus en utilisant la technique de thérapie par vecteurs viraux de gènes.

Santé

L'angiogenèse se réfère au développement de nouveaux vaisseaux sanguins par bourgeonnement à partir de vaisseaux existants. C'est un processus fondamental pour de nombreuses activités physiologiques. Par exemple, la phase initiale ou de prolifération de la cicatrisation est caractérisée par l'angiogenèse, étape vitale du phénomène de régénération cellulaire. Malheureusement, l'angiogenèse se produit également dans des situations moins souhaitables, par exemple le développement tumoral ou les maladies rhumatismales. L'extension de la capillarisation tumorale et sa densité permettent à la tumeur de devenir métastatique et de se diffuser à d'autres organes de l'organisme. Afin de trouver de nouvelles thérapies anticancéreuses, le projet ANTI TUMOR ANGIOGENESIS, financé par l'UE, a étudié les phénomènes moléculaires fondamentaux à l'origine du développement de nouveaux vaisseaux sanguins. L'angiogenèse est sous le contrôle de quatre protéines situées dans la couche endothéliale de ces vaisseaux; ces dernières contrôlent les signaux biochimiques de la multiplication cellulaire, de la migration et de la formation des capillaires. L'objectif du projet consistait à déterminer les bases moléculaires de ces signaux et de mettre au point des thérapies. Une équipe faisant partie du projet, basée à l'université de Groningen (Suède), a utilisé un adénovirus comme vecteur afin de cibler spécifiquement les protéines endothéliales, responsables de la vascularisation. En tout, trois stratégies ont été utilisées pour cibler ces protéines. Les chercheurs ont également élaboré des méthodes permettant de protéger ce virus de la réponse du système immunitaire. Un adénocorps (adénovirus-anticorps) a été créé par la fusion d'un peptide et d'un anticorps (S11). Le peptide a permis au virus d'être ciblé sur les récepteurs de croissance, situés à la surface des cellules. L'élément provenant de l'anticorps protège le virus des attaques du système immunitaire. Deuxièmement, l'addition de polyéthylène glycol (PEG) sur la structure virale, constituait un moyen de rendre le virus invisible pour le système immunitaire. Comme dans l'essai avec l'adénocorps, un peptide ancré sur la molécule PEG permettait de guider le virus vers les récepteurs de la surface cellulaire. La transformation génétique, enfin, a montré un léger avantage en comparaison des techniques de pégylation et de fusion adénovirus-anticorps. Elle a permis d'obtenir une structure stable, non affectée par des facteurs extérieurs. La transformation génétique des adénovirus a permis de cibler spécifiquement les intégrines, les récepteurs se trouvant à la surface de la cellule. La connaissance des voies biochimiques de l'angiogenèse, le ciblage efficace des protéines impliquées dans le processus et les mesures de protection vis-à-vis du système immunitaire sont les bases d'une thérapie anti-tumorale efficace. L'utilisation des vecteurs adénoviraux permettant un ciblage spécifique de molécules modifiées ouvre la voie pour agir efficacement sur des processus indésirables comme l'angiogenèse.

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