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Artificial Mouse

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Organisation des informations sensorielles et de mouvement en vue de leur utilisation

Au cours du projet AMOUSE, des interactions stimulantes ont eu lieu entre les ingénieurs qui concevaient un robot intelligent et les neuroscientifiques qui étudiaient la manière dont les mouvements sont décidés et exécutés.

Économie numérique

Toutes les informations collectées par les cinq sens, à savoir la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût et le toucher, sont traitées et interprétées par le cerveau pour créer une représentation interne du monde extérieur. D'autre part, nos sens internes nous informent sur la position des différentes parties de notre corps ainsi que sur la manière dont nous allons pouvoir les bouger. Pour approfondir les connaissances actuelles sur la manière dont toutes ces données sont organisées et intégrées, un modèle informatique synthétisant les résultats des précédentes études neurophysiologiques a été proposé par le projet AMOUSE. Basé sur des mécanismes simples et bien établis de l'intégration des informations par différentes modalités sensorielles, ce modèle a été utilisé pour déterminer dans quelle mesure la perception contribue à planifier les mouvements. Le robot autonome développé dans le cadre du projet AMOUSE et une approximation simulée de ce robot ont été utilisés dans les expériences conduites dans les laboratoires de l'université d'Osnabrück en Allemagne. Le modèle neural a été utilisé pour commander le robot alors qu'il apprenait à se déplacer dans l'enceinte d'un labyrinthe. L'étude des trajectoires du robot a apporté la preuve des modifications dans la planification de ses mouvements. Les hésitations du robot pour aller tout droit, tourner à droite ou à gauche ont diminué progressivement, au fur et à mesure que les informations collectées par les capteurs de lumière et les capteurs tactiles du robot étaient cartographiées. Cependant, l'interprétation des informations de mouvement a été considérée comme une composante intégrale du processus décisionnel optimal face à des contraintes rationnelles. Les partenaires du projet AMOUSE ont suggéré que les neurones sensoriels pouvaient coder toutes les informations essentielles, mais qu'ils ne contribuaient jamais au processus de prise de décision ni à l'application de la décision résultante. D'autre part, la partie du système nerveux périphérique impliquée dans le contrôle des mouvements pourrait déterminer si le processus décisionnel de haut niveau est requis par l'évaluation de la complexité des demandes de tâches. La reconceptualisation des principes de traitement des informations qui en découle a déjà été exploitée pour la construction de systèmes souples s'adaptant aux tâches pour le robot AMOUSE.

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