Skip to main content

Article Category

Article à la une

Article available in the folowing languages:

En vedette - La recherche sur l'informatique en nuage précipite la technologie d'essaimage

Les services en nuage sont exploités par de nombreuses applications grande consommation telles que le courriel, la diffusion en flux de musique et le partage de photos. Aujourd'hui, la recherche sur l'informatique en nuage financée par l'UE aboutit à un grand nombre de technologies d'essaimage et de savoir-faire qui sont destinées à être intégrées dans des services en nuage et des activités de conseil.

Économie numérique

La beauté des services en nuage réside dans la façon dont ils traitent les ressources et les services à titre utilitaire (comme un réseau d'électricité) partagés sur Internet ou sur d'autres réseaux. Stocker les données dans le nuage par exemple est un appui supplémentaire ou une alternative pour les petites entreprises qui leur coûtera moins cher que d'acheter des ressources informatiques à haut rendement. Le projet Reservoir («Resources and services virtualisation without barriers») financé par l'UE visait à stimuler l'informatique en nuage afin de créer la plateforme logicielle et les protocoles nécessaires pour permettre aux petites et moyennes entreprises (PME) de combiner leurs centres de données en un service en nuage plus grand et fédéré qui pourrait entrer en concurrence à plus grande échelle. Ce projet à l'échelle industrielle a résulté en plusieurs technologies spin-off, notamment les réseaux d'applications virtuelles (VAN, «Virtual application networks») développés par le laboratoire de recherche d'IBM à Haïfa, en Israël. Les VAN permettent la création dynamique et la migration de réseaux virtuels pouvant s'étendre au-delà des sous-réseaux, des sites web et même des sociétés. La technologie VAN est essentielle pour atteindre la vision de Reservoir d'une informatique en nuage fédérée, car elle crée une couche d'abstraction qui casse le lien entre la topologie de réseau logique (la carte du réseau) et l'infrastructure physique. Ainsi, une application peut être déployée sans aucune modification dans un seul nuage ou séparée en différents nuages. En réalité, ces réseaux virtuels sont modulables et ne dépendent pas du lieu où ils se trouvent, aussi les composants de toute application peuvent se déplacer librement au sein du nuage fédéré sans perdre leur connectivité. Il s'agit d'une technologie sophistiquée qui amène le paradigme du nuage dans un nouveau territoire. L'équipe d'IBM souhaite poursuivre le développement de la «validation de principe» de VAN. Face aux réussites de Reservoir, IBM Israël développe aussi des technologies pour fournir aux administrateurs en nuage des outils d'automatisation avancés; ils ont par ailleurs créé un «moteur d'optimisation des placements» (POE, de l'anglais Placement optimisation engine) et un nouvel outil de contrôle d'admission. Moteurs et instruments Les administrateurs en nuage utilisent les POE pour trouver le meilleur modèle d'équilibre pour répondre à la demande, mais l'équipe de Haïfa a bien perfectionné le concept. Le nouveau POE peut accepter des cibles d'optimisation de manière à ce que les administrateurs puissent choisir et décider des priorités. Par exemple, un administrateur pourrait souhaiter un équilibrage optimal pour distribuer la charge entre tous les serveurs physiques de manière à optimiser la performance, et un autre pourrait cibler la consommation électrique en consolidant la charge dans un minimum de serveurs. En outre, le système peut être conçu de manière à passer d'une politique à l'autre au fil du temps. Par exemple, les administrateurs peuvent exiger une performance maximale pendant les heures de bureau et une consommation faible le reste du temps. Le POE peut même optimiser un processus particulier au sein du nuage sur la base de concepts tels que les coûts, la situation géographique, la sécurité et la confiance. Le composant de contrôle de l'admission est peut-être même encore plus intelligent. Il repose sur une technique appelée multiplexage statistique qui permet aux administrateurs de nuage de sur-engager les ressources et de protéger les accords de niveaux de service (ANS) qui sont si importants au fonctionnement sans accroc des services en nuage. Les techniques statistiques minimisent essentiellement la probabilité de congestion, même lorsque la capacité totale peut se révéler être plus faible que la demande totale. Ces composants peuvent également être intégrés dans différents produits ou plateformes de gestion des nuages tels que Claudia et OpenNebula, un outil de gestion des nuages en open source pour le développement de nuages privés, publics et hybrides. Grâce aux travaux de Reservoir, la plateforme OpenNebula est présentée comme une version commerciale améliorée. C12G Labs offre des services de conseil, de formation, d'ingénierie et de soutien pour OpenNebulaPro. C12G Labs souhaite souligner qu'OpenNebula n'est pas une édition «à fonctions limitées» d'OpenNebulaPro. Au contraire, la version Pro dispose d'outils supplémentaires qui simplifient le déploiement et l'exploitation des nuages. C12G Labs gère le projet OpenNebula.org et contribue à sa durabilité à long terme en consacrant un grand nombre de ses ressources d'ingénierie au soutien et au développement d'OpenNebula. Les contributions du projet Reservoir sont maintenant considérées comme une étape importante du développement d'OpenNebula, principalement car la plupart des fonctions avancées de la plateforme ont été basées sur des scénarios d'utilisation du projet. OpenNebula offre maintenant toute une gamme d'outils avancés pour le développement et le soutien de la fédération et de l'interopérabilité des nuages. Le partenaire du projet Telefonica I+D a développé une entreprise spin-out à partir du projet dans l'objectif d'utiliser Claudia pour offrir des services en nuages à l'échelle mondiale pour la téléphonie. La plateforme permet aux prestataires de services de mieux gérer les différents types de nuages ou les services déployés actuellement de manière dynamique. Par exemple, elle soutient l'«infrastructure en tant que service» (IaaS), qui implique généralement de fournir aux prestataires de service une puissance de traitement des données et des ressources de stockage. Elle propose également un modèle de «plateforme en tant que service» (PaaS). La PaaS offre généralement aux développeurs un environnement en nuage pour le développement d'applications ou de services en fournissant les bases nécessaires. Le «logiciel en tant que service» (SaaS) est un autre type de configuration en nuage qui héberge des applications. Ces dernières peuvent aller de simples programmes tels que le traitement de texte à des outils de planification des ressources en entreprises (ERP). La plateforme Claudia sur laquelle les scientifiques travaillaient dans le cadre de Reservoir gère les services de manière générale et contrôle la configuration des composants, des réseaux virtuels et du soutien au stockage. Il optimise l'utilisation en augmentant ou réduisant les services en fonction. Un autre projet spin-off du projet Reservoir était le cadre Lattice, développé par l'University College London au Royaume-Uni. Lattice est un outil de surveillance qui a été développé pour surveiller les environnements TI à grande échelle très dynamique. Il a été utilisé dans Reservoir pour la surveillance des «services en fonctionnement, des environnements virtuels et des hôtes physiques». Lattice est un cadre en open source qui peut être développé en multiples systèmes de surveillance. Reservoir a contribué à développer toute une gamme de technologies dont beaucoup sont ou seront bientôt traduites en applications commerciales; cependant, le projet ne portait pas que sur la technologie. Il a également contribué au développement de l'expertise entre un grand nombre de membres du consortium. Telefonica (Espagne), Thales (France) et CETIC (Belgique) prévoient d'offrir des services de conseils sur l'informatique en nuage basés sur une grande partie des connaissances générées par ce projet financé par l'UE. Globalement, Reservoir a créé une grande gamme de plateformes et d'objets et a énormément contribué à stimuler l'expertise en matière d'informatique en nuage en Europe. Le projet Reservoir a reçu 10,53 millions d'euros (sur un budget total de 17,17 millions d'euros) au titre du sous-programme «Service and software architectures, infrastructures and engineering» du septième programme-cadre (7e PC) de l'UE. Liens utiles: - «Resources and services virtualisation without barriers» - Archives de données du projet Reservoir sur CORDIS Articles connexes: - Encourager l'utilisation du Cloud par les PME européennes - Un projet de l'UE pour faciliter la voie vers les environnements à grands volumes de données - Architects and engineers bridge the grid chasm - Good view from the clouds