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Randomised controlled trial to evaluate electronic Symptom Management using the Advanced Symptom Management System (ASyMS) Remote Technology for patients with cancers

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Une application mobile qui sauve des vies: surveillance des symptômes à distance pour les patients atteints de cancer

Le consortium eSMART tend la main aux personnes sous chimiothérapie. Il propose un système de surveillance mobile, permettant une intervention plus rapide des cliniciens, aux patients qui ont été laissés livrés à eux-mêmes pour gérer leurs effets secondaires une fois de retour chez eux.

Économie numérique
Santé

Il s’agit souvent de la première question que les patients se posent lorsqu’ils sont confrontés à la perspective d’un traitement de chimiothérapie. Quels sont les effets secondaires potentiels et comment y faire face? Tandis que les professionnels de la santé feront toujours le maximum pendant le traitement, le contrôle qu’ils peuvent exercer se limite essentiellement au milieu clinique. Après leur sortie de l’hôpital, les patients doivent souvent gérer les effets secondaires chez eux, tout seuls. «Habituellement, les patients atteints de cancer sont ambulatoires. L’absence d’une supervision directe chez eux de la part des professionnels de la santé peut entraîner une gestion sous-optimale des symptômes, les patients omettant parfois de déclarer les symptômes rapidement aux professionnels. Cela peut provoquer l’évolution des symptômes, à un point tellement grave que l’hospitalisation s’avère nécessaire», explique Roma Maguire, professeure de santé et soins numériques à l’Université de Strathclyde. En tant que coordinatrice du projet eSMART (Randomised controlled trial to evaluate electronic Symptom Management using the Advanced Symptom Management System (ASyMS) Remote Technology for patients with cancers), la professeure Maguire estime que la technologie mobile représente un moyen pour améliorer le traitement du cancer. En coopération avec treize centres de cancérologie de cinq pays de l’UE, elle a dédié ces cinq dernières années au développement et au test d’ASyMS, un système capable de surveiller à distance et d’aider à gérer les effets secondaires de la chimiothérapie.

Une routine régulière à suivre

L’équipe du projet a recruté plus de 800 patients atteints de cancer hématologique, colorectal ou du sein faisant l’objet d’au moins quatre cycles de chimiothérapie. Une fois chez eux, ils devaient répéter la même routine tous les jours: remplir un questionnaire concernant les symptômes sur leur téléphone portable et relever leur température. «Un algorithme fondé sur les faits se trouve au cœur du serveur du système. Il examine les rapports du patient et, si les symptômes soulèvent des inquiétudes, il déclenche des alertes en temps réel pour les médecins et les infirmières. Quelques minutes après avoir rempli le questionnaire, les cliniciens reçoivent le rapport des symptômes nécessitant plus d’évaluation et de gestion», explique la professeure Maguire. «En outre, le système offre aux patients des conseils d’autotraitement fondés sur les faits pour gérer leurs symptômes.» Les cliniciens sont notifiés en quelques minutes lorsqu’un patient finalise un questionnaire. Une alerte verte signifie que le patient peut recevoir des conseils pour gérer ses symptômes à la maison sans recourir à l’intervention clinique. Si les symptômes commencent à devenir problématiques, l’alerte vire à l’orange, ce qui veut dire que le patient doit être vu par un clinicien dans un délai de 8 heures. Enfin, l’alerte rouge est envoyée en cas de symptômes graves ou potentiellement mortels. Cette dernière alerte doit être traitée d’urgence, dans les 30 minutes qui suivent.

Réduire le fardeau

Comme l’explique le professeur Maguire, l’objectif principal d’eSMART est d’évaluer si ASyMS réduit le fardeau des symptômes pour les personnes sous chimiothérapie: «Nous sommes également intéressés à déterminer si le système réduit le taux d’anxiété des patients, diminue le besoin de soins de soutien, améliore la qualité de vie et permet aux patients de s’impliquer davantage dans la gestion de leurs symptômes. Enfin, nous essayons d’établir si le système est rentable ou pas.» L’évaluation du système, qui consiste à mesurer l’évolution des résultats chez le patient à partir d’une série de mesures de résultats déclarés par des patients validées par d’autres études sur les patients atteints de cancer, est dans sa phase finale. Une fois que les résultats seront publiés, l’équipe visera à garantir que le système puisse être utilisé dans le cadre des soins cliniques réels. Des caractéristiques plus avancées sont déjà prévues grâce à l’ajout de capacités d’IA et une extension de l’application axée sur la survie au cancer est en cours d’examen.

Mots‑clés

eSMART, cancer, surveillance, effets secondaires

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