CORDIS
Résultats de la recherche de l’UE

CORDIS

Français FR

SPECULOOS: searching for habitable planets amenable for biosignatures detection around the nearest ultra-cool stars

Informations projet

N° de convention de subvention: 336480

État

Projet clôturé

  • Date de début

    1 Janvier 2014

  • Date de fin

    31 Decembre 2018

Financé au titre de:

FP7-IDEAS-ERC

  • Budget total:

    € 1 963 990

  • Contribution de l’UE

    € 1 963 990

Institution d'accueil:

UNIVERSITE DE LIEGE

Français FR

Toujours ultra-froide, la recherche de traces de vie sur d’autres planètes se réchauffe

Si un sujet a le pouvoir de faire rêver, c’est bien celui de la vie hors de notre système solaire. Un nouveau réseau de télescopes terrestres détecte les planètes habitables et prépare une liste de cibles pour les télescopes spectroscopiques récemment mis en service pour rechercher des signes de vie.

Recherche fondamentale
Espace
© ESO/N. Bartmann/spaceengine.org (European Southern Observatory)

Depuis la première découverte historique d’une planète en orbite autour d’une autre étoile de type solaire en 1995, plus de 4 000 exoplanètes ont été détectées, à un rythme qui ne cesse de s’accélérer. Parmi ces exoplanètes figurent notamment des géantes gazeuses semblables à Jupiter (appelées Jupiter chauds) et des géantes telluriques, ces dernières suscitant le plus d’intérêt lorsqu’il s’agit de trouver des exoplanètes susceptibles d’abriter la vie. Le financement par l’UE de l’ambitieux projet SPECULOOS a permis de créer un réseau de télescopes terrestres innovants. La découverte de la vie sur d’autres planètes est peut-être bien plus proche que nous ne le pensions.

Faire des vœux en regardant les étoiles

Le rêve du Dr Michaël Gillon de trouver de la vie sur d’autres planètes a commencé à prendre forme lors du lancement du prototype SPECULOOS en 2011, avec le télescope robotique TRAPPIST de 60 cm de l’Université de Liège, installé au Chili pour surveiller une cinquantaine des étoiles naines ultra-froides les plus brillantes et les plus proches de nous. Ces étoiles sont considérées comme les cibles les plus prometteuses pour la détection de biosignatures spectroscopiques à l’aide des télescopes géants de prochaine génération, parmi lesquels figure le télescope spatial James Webb (JWST), dont le lancement est prévu pour 2021. En 2015, le prototype SPECULOOS a trouvé un signal très net trahissant la présence d’une exoplanète autour de l’une des 50 naines ultra-froides ciblées. Le Dr Gillon poursuit: «En 2016, nous avons acquis beaucoup plus de données, révélant l’existence de sept planètes dites tempérées, de la taille de la Terre, autour de cette petite étoile située dans le voisinage du Soleil. Toutes les planètes de ce qu’on qualifie désormais de système planétaire TRAPPIST-1 pourraient abriter de l’eau sous forme liquide à leur surface. Et elles sont tous bien adaptées pour des études atmosphériques détaillées.» Cette révélation a donné lieu à une conférence de presse au siège de la NASA à Washington DC, aux États-Unis, et à un grand nombre de publications, notamment dans les prestigieuses revues à comité de lecture Nature et Nature Astronomy.

Comme chercher une aiguille dans une botte de foin

Malgré les succès enthousiasmants du prototype SPECULOOS, la détection d’exoplanètes potentiellement habitables situées à des distances se chiffrant en dizaines d’années-lumière n’est pas chose aisée. Les astronomes se fient souvent à une sorte de mini-éclipse, un léger affaiblissement de la lumière émise par l’étoile qui est observé avec une régularité prévisible et pendant une durée prévisible, ce qui indique qu’elle est provoquée par le transit d’un objet en orbite. Outre les difficultés inhérentes aux aspects techniques, la fréquence relative de la formation de planètes de ce type autour des étoiles semblables au Soleil est inconnue. En trouver plus pourrait nécessiter du temps et de la patience.

Resserrer l’étau dans la chasse aux planètes habitables

Il y a environ 1 000 étoiles naines ultra-froides assez proches et assez brillantes pour permettre l’étude atmosphérique de planètes de la taille de la Terre avec le JWST. Le Dr Gillon a l’intention de les traquer toutes. Grâce à un financement de l’UE et à une collaboration internationale, il a porté à huit le nombre total de télescopes terrestres robotiques du réseau. Situé sur quatre sites différents, ils couvrent à la fois l’hémisphère nord et l’hémisphère sud afin d’assurer un potentiel maximal en termes de détection d’exoplanètes au cours de leur transit devant leurs propres étoiles. Le Dr Gillon prend du recul: «Il est remarquable qu’après des siècles de spéculations, l’existence de la vie au-delà de notre système solaire acquière enfin le statut d’hypothèse scientifique vérifiable. Si un jour nous la découvrons, notre vision de l’Univers et de la place que nous y occupons changera à jamais. En attendant, le projet va explorer la diversité des planètes telluriques de la galaxie.»

Mots‑clés

SPECULOOS, planète, étoile, exoplanète, télescope, atmosphérique, naine ultra-froide, TRAPPIST, télescope terrestre, planète habitable, robotique, transit, système solaire, NASA, réseau de télescopes, spectroscopique

Informations projet

N° de convention de subvention: 336480

État

Projet clôturé

  • Date de début

    1 Janvier 2014

  • Date de fin

    31 Decembre 2018

Financé au titre de:

FP7-IDEAS-ERC

  • Budget total:

    € 1 963 990

  • Contribution de l’UE

    € 1 963 990

Institution d'accueil:

UNIVERSITE DE LIEGE

Ce projet apparaît dans...