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Léger, efficace et robuste: un nouvel appareil portatif pour détecter les contaminants alimentaires et prévenir la fraude

Certains aspects du modèle de marché actuel pour les aliments rendent grandement souhaitable la détection en temps réel des substances à risque, telles que les pesticides, les bactéries et les antibiotiques. Le projet HMCS, financé par l’UE, a mis au point une approche novatrice de la prévention de la fraude alimentaire et de la préservation de la qualité des aliments.

Alimentation et Ressources naturelles

Malheureusement, l’Europe n’est pas étrangère aux scandales alimentaires. De tels incidents ont non seulement un impact sur la santé publique, mais ils ont également un effet sur la confiance des consommateurs. Cela peut entraîner des coûts économiques considérables, des pertes d’emplois et nuire à la réputation de l’industrie agroalimentaire européenne. Les tests sont bien sûr en place, mais comme l’explique Sarfaraz Syed, coordinateur du projet HMCS et directeur général de Next Generation (NG) Sensors: «Les méthodes actuelles de dépistage de pointe sont basées sur le laboratoire, elles sont chronophages (entre 5 et 12 jours) et coûteuses. Les coûts peuvent s’élever à environ 200 euros de l’heure. Quand les résultats arrivent, la nourriture est déjà en cours de transformation ou dans les rayons des supermarchés». Le scanner portatif des contaminants moléculaires (HMCS), mis au point par NG Sensors, avec le soutien de l’UE, permet d’effectuer des échantillonnages et des tests sur place à l’aide de capteurs de spectrométrie de masse et de la technologie des chaînes de blocs. Le scanner est portable et il peut être fixé à un camion, une unité industrielle ou être transporté à la main.

Une nouvelle génération de scanners portables

Le plus grand défi technique auquel le projet a dû faire face était de rendre cet appareil portable et capable de prendre des mesures précises rapidement. Ces appareils sont habituellement fabriqués en acier inoxydable et sont extrêmement lourds. «Nous voulions fabriquer un appareil portable sans réduire sa taille, car une taille plus petite entraîne une diminution des performances», explique M. Syed. L’équipe a d’abord essayé d’utiliser des matériaux plastiques innovants et légers, et des technologies telles que l’impression 3D pour rendre cet appareil plus léger. Mais la fragilité du plastique n’était pas idéale pour les applications sur le terrain. NG Sensors a ensuite collaboré avec une entreprise en démarrage de Brightlands Chemelot Campus et développé des composants de spectromètres de masse à l’aide de nouveaux matériaux composites. Il en résulte un système quatre fois plus léger que l’acier inoxydable et deux fois plus résistant à l’usure. Cela permet de disposer d’un poids extrêmement faible sans compromettre les performances. M. Syed décrit le processus: «Quand l’appareil entre en contact avec l’échantillon, il recherche les contaminants. Les résultats sont instantanés. Les signatures chimiques et la concentration de substances nocives, ou de produits chimiques d’intérêt, sont toutes indiquées». Cet appareil fonctionne sur batterie, et il est connecté au smartphone de l’utilisateur.

Tenue de dossiers sécurisée

Afin d’aider les testeurs à garder un œil sur les sources possibles de fraude ou de manquements en matière de sécurité alimentaire, le HMCS consignera également le fichier résultant dans la chaîne de blocs: «L’avantage d’utiliser des serveurs en chaîne de blocs au lieu du cloud habituel est que le fichier journal mesuré peut être stocké sur plusieurs serveurs en toute sécurité, afin que les données ne puissent pas être altérées. De plus, la chaîne de blocs rend la traçabilité extrêmement facile car chaque mesure est sauvegardée en tant que transaction avec un cachet “temps/lieu et par qui”», explique M. Syed. Cela permet de prévenir en temps réel les risques pour la sécurité alimentaire liés à des contaminants connus. Si un problème avec un nouveau contaminant survient à l’avenir, il peut être retracé jusqu’aux bonnes sources en cherchant sa signature chimique dans les fichiers journaux du HMCS. Le potentiel d’un tel dispositif a déjà attiré l’attention du secteur agroalimentaire. L’équipe a validé son approche avec des clients tels que Friesland Campina, le groupe PHW, Food Safety Research - Wageningen, Vion Food Group et l’industrie porcine aux Pays-Bas, pour n’en citer que quelques-uns. «Le succès de ce projet, la génération d’une nouvelle propriété intellectuelle et une solide analyse de rentabilisation ont permis à NG Sensors BV d’être sélectionnée par le programme accélérateur StartLife, fondé par l’université de Wageningue, dont la réputation dans le secteur agro-alimentaire est significative. StartLife est également partenaire d’entreprises comme Unilever, LIDL et le groupe PHW», déclare fièrement M. Syed.

Mots‑clés

HMCS, fraude alimentaire, qualité alimentaire, sécurité alimentaire, spectromètre de masse, échantillonnage sur place, signatures chimiques, chaîne de blocs

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