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Des enzymes pour éliminer les polluants du sol et des eaux souterraines

Traiter la pollution de façon écologique requiert la mise en oeuvre d'un plan d'action facilitant et améliorant la biodégradation naturelle des composés polluants. Les micro-organismes aérobies et les colonies microbiennes déclenchent une biomédiation intense. Leur présence catalyse et accélère grandement les décompositions chimiques. Le projet de recherche en cours avait pour objectif de rechercher et analyser la façon dont les micro-organismes s'accoutument aux polluants du sol et de l'eau et les dégradent.

Santé

On a observé de nouveaux organismes ayant la propriété remarquable de dégrader les polluants environnementaux halogénés récalcitrants comme le monochlorométhane, le dibromo-éthane et le dichloropropène. A condition d'être correctement appréhendées, les méthodes de nettoyage biologiques représentent une aide importante appelée à soutenir l'effort international déployé en faveur d'un environnement plus propre et de meilleure qualité. Les recherches en laboratoire conduites par un ensemble d'instituts de recherche environnementaux ont montré que les organismes produisant des enzymes de déshalogénisation désintoxiquent les échantillons de terre agricole contaminés par du 1,3-dichloropropène et du 1,2-dichloroéthane utilisés comme inoculums. Les enzymes séparent les liaisons carbone-chlore et carbone-brome ce qui permet de désintoxiquer les polluants. Les résultats montrent que les organismes producteurs d'enzymes sont plus fréquemment présents dans les terres ayant déjà été polluées par des composés halogénés. On pensait que ces contaminants spécifiques, le 1,3-dichloropropène et le 1,2-dichloroéthane étaient résistants à la biodégradation, mais des chemins de dégradation ont maintenant été trouvés et les enzymes de déshalogénisation impliquées dans le processus sont désormais identifiées et caractérisées. Par ailleurs, ces nouveaux organismes sont même capables d'utiliser des hydrocarbones halogénés naturels ou xénobiotiques comme substrat de croissance. Les partenaires de recherche ont également étudié les déshalogénases de l'acide carboxylique halogéné, une classe d'enzymes diverses qui désintoxiquent les composés chlorés. Au lieu d'utiliser les méthodes traditionnelles de classification comme le profil d'activité et/ou la masse moléculaire, les enzymes ont cette fois été classées selon une méthode basée sur des comparaisons de séquences. Les processus microbiologiques jouant un rôle important dans l'adaptation aux composés synthétiques ont également fait l'objet de recherches. L'influence des facteurs environnementaux sur ces processus a été démontrée. De plus, des méthodes génériques de stimulation des populations microbiennes indigènes ont également été développées. Les mécanismes moléculaires sous-tendant les réactions de déshalogénisation et ceux pouvant être utilisés pour développer des sondes moléculaires qui évalueront le potentiel de dégradation des sites contaminés ont été approfondis. La recherche en cours a produit des résultats importants qui ouvriront la voie à une meilleure exploitation des processus naturels de biodégradation.

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