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Une méthode biotechnologique prometteuse pour soigner le diabète

Le diabète sucré désigne un groupe de maladies caractérisé par un taux de glucose sanguin élevé, résultant d'une sécrétion ou d'une action insulinique déficiente, voire des deux. Dans le cas du diabète non insulino-dépendant (DNID), le tissu musculaire joue un rôle clé dans l'évacuation du glucose. Cette méthode s'appuie sur un traitement des fibres musculaires par adénovirus afin de combattre l'élimination déficiente de glucose liée au diabète.

Santé

L'hyperglycémie est principalement due à l'incapacité des tissus à absorber un taux de glucose sanguin élevé. L'évacuation du glucose s'effectue par la régulation insulinique, car c'est l'insuline qui stimule la consommation de glucose dans les tissus périphériques, comme les tissus adipeux et musculaires. Du fait de leur volume et de leurs besoins énergétiques importants, les muscles squelettiques sont idéals pour assimiler le glucose. L'exercice, l'hypoxie ou l'épinéphrine sont d'autres facteurs favorisant l'assimilation du glucose par les muscles, mais ils stimulent également, par un mécanisme encore indéterminé, l'assimilation basale et activée par insuline du glucose, et ce même chez les patients diabétiques. Cette méthode s'appuie sur la technologie de l'adénovirus génétiquement modifié pour optimiser le métabolisme du glucose dans le muscle. Plus précisément, elle présente une nouvelle méthode permettant in vivo et in vitro d'éliminer de plus grandes quantités de glucose en augmentant la capacité des fibres musculaires à assimiler et consommer du glucose. Cette méthode recourt à l'encodage génétique des enzymes métabolisant le glucose, à savoir le glycogène synthase et le glycogène phosphorylase. Cette thérapie génique a prolongé l'assimilation et la consommation de glucose des muscles de même qu'elle a accru l'élimination du glucose et la sensibilité insulinique des modèles expérimentaux atteints de diabète normal et de type 2. Par conséquent, elle peut servir à combattre la résistance insulinique, principalement responsable d'une diminution d'activité des muscles stimulés à l'aide d'insuline et provoquant une hyperglycémie et un dysfonctionnement des cellules bêta. D'un point de vue pharmacologique, cette méthode a une action plus longue que celle des autres traitements et ne présente aucun effet secondaire. En injectant des adénovirus contenant ce gène dans le muscle de la patte arrière de rongeurs atteints de DNID, le test de transfert in-vivo du gène de la glucokinase a provoqué une transfection limitée aux muscles de la patte ayant reçu l'injection et aux muscles abdominaux. L'administration d'enzymes de glycogène a amélioré l'assimilation du glucose par les tissus musculaires et réduit le taux de glucose sanguin, optimisant ainsi la tolérance globale du corps au glucose dans des conditions d'hyperinsulinémie. Aucune modification basale de glucose ne s'est produite. La méthode reste insuffisante pour les sujets obèses. De nombreuses entreprises intéressées par les maladies métaboliques peuvent exploiter la technologie de transfert génique qui établit un lien entre des expériences de recherche complémentaires dans les domaines du génie métabolique, de la technologie adénovirale et de l'étude in-vivo de l'élimination du glucose. La réponse physiologique à une transfection génique ayant également été étudiée, elle peut aussi s'avérer utile à l'étude de gènes dont on ignore la fonction. Plus important, la méthode a révélé le mécanisme permettant d'améliorer le transport et l'utilisation du glucose dans le muscle. Elle pourrait servir à concevoir de futures stratégies de thérapie génique pour le diabète.

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