Une nouvelle génération d'appareils d'essai destinés aux dispositifs de prélèvement d'aérosols
Les dispositifs personnels de prélèvement d'aérosols permettent de mesurer le taux de ces produits dans l'air, notamment dans les environnements où le personnel est exposé à des aérosols potentiellement dangereux. Avant toute diffusion commerciale, l'efficacité et la précision de ces dispositifs sont testées. Mais ces opérations requièrent des appareils de grande taille, sont onéreux et prennent beaucoup de temps. Plusieurs centres de recherche et universités européens spécialisés dans la technologie des aérosols ont travaillé de concert pour mettre au point un appareil novateur permettant de tester les dispositifs de prélèvement d'aérosols. Celui-ci se distingue par sa petite taille et sa rapidité d'exécution, palliant ainsi les deux problèmes majeurs des systèmes conventionnels. Afin de réduire la taille de l'appareil d'essai et le temps d'exécution, le consortium a mis au point une nouvelle méthodologie pour calculer la dynamique des fluides et la caractérisation du mouvement des particules à petite échelle. Parallèlement à cette nouvelle méthodologie, les chercheurs ont créé un appareil d'essai réalisant exactement les mêmes tests tout en étant 5 fois plus petit. A des fins d'évaluation, plusieurs dispositifs de prélèvement d'aérosols actuellement commercialisés ont été testés. Les données obtenues ont ensuite été comparées à celles générées avec l'approche conventionnelle. L'analyse comparative a démontré que le dispositif de petite taille était plus précis, permettait de mieux contrôler les conditions de test (débit d'air, homogénéité, etc.) et était 100 fois plus rapide. De plus, la réduction en termes de taille et de durée d'exécution s'accompagne d'une diminution proportionnelle des coûts. Si cette méthodologie d'essai présente un réel avantage en termes de coût et de temps, elle doit également produire des données aussi précises que les tests conventionnels. A ce stade de la R&D, un inconvénient reste à surmonter: il n'a pas été possible d'estimer avec exactitude les concentrations de grosses particules en suspension dans l'air (d'un diamètre aérodynamique supérieur à 15μm).