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Des techniques durables d'extraction minière pour dynamiser le secteur de la haute technologie

Des chercheurs financés par l'UE mettent au point de nouvelles techniques «vertes» pour soutenir l'exploitation durable des ressources minérales d'Europe, et réduire les coûts de fabrication.

Le but principal du projet EURARE, financé par l'UE, était de réaliser une exploitation locale durable des terres rares. Ces éléments (les 15 de la série des lanthanides plus le scandium et l'yttrium) sont essentiels aux fabricants de composants high-tech pour l'automobile, les ordinateurs et les smartphones. Jusqu'ici, leur approvisionnement a été largement basé sur des importations. Ce manque de source locale expose le secteur à des pénuries imprévisibles, à l'augmentation des prix et aux problèmes des chaînes d'approvisionnement. Le projet EURARE vise donc à mettre en place un secteur viable d'extraction et de traitement des terres rares en Europe. Ces éléments ne sont pas actuellement extraits dans cette région, mais on sait que les ressources potentielles sont largement répandues. Le fait de les exploiter aura un avantage notable à long terme pour le secteur high-tech d'Europe, réduira les rejets résultant de l'importation, et dynamisera le secteur minier européen. Le projet a récemment conduit un forage de démonstration dans des roches minéralisées en Suède. Le forage a prélevé 6,5 tonnes, qui ont été broyées et triées par une méthode magnétique. Le processus a récupéré environ 1,9 tonne de concentré minéral enrichi en terres rares, et environ 3,7 tonnes de néphéline et de feldspath comme sous-produits. Ce test d'extraction d'un concentré enrichi en terres rares a montré qu'une exploitation locale est viable, et la néphéline et le feldspath récupérés pourraient aussi avoir une valeur économique. Ces minéraux sont en effet utilisés dans plusieurs secteurs comme la fabrication de céramiques pour salle de bain, de tuiles et de carrelages, de vaisselle, de charges pour construction, de peintures et ciments et même de cosmétiques. L'étape suivante sera d'augmenter l'échelle des opérations, dans le but ultime d'obtenir l'approbation du marché pour ces sous-produits, jusqu'ici considérés comme des déchets. L'équipe du projet a confiance que la proximité de la mine en Suède avec une infrastructure routière et ferroviaire ainsi qu'avec de gros marchés, autorisera la commercialisation. À ce jour, le projet a conçu et testé plusieurs nouvelles techniques pour exploiter efficacement les ressources européennes en terres rares, avec un impact minimal sur l'environnement. Il a testé deux nouveaux processus efficaces pour récupérer les terres rares ou des alliages en partant de concentrés de minerai de faible valeur, ainsi qu'un processus innovant pour l'extraction et la séparation. Un avantage majeur de la séparation magnétique employée en Suède est qu'elle élimine tout traitement chimique. Toutes les activités sont conformes aux réglementations de l'UE en matière d'environnement. Le projet poursuivra avec des usines pilotes, extrayant et traitant des minerais de terres rares dans quatre régions d'Europe. Les concentrés produits, ainsi que la boue rouge venant de la production primaire d'aluminium, seront traités dans deux usines pilotes en Allemagne et en Grèce. Les produits finis, sous forme de composés, de métaux et d'aimants de terres rares, seront évalués par des utilisateurs européens concernés. En dépit de leur nom, les terres rares sont relativement abondantes dans la croûte terrestre (sauf le prométhium radioactif). Cependant, à cause de leurs propriétés géochimiques, ces éléments sont généralement très dispersés et rarement présents dans des dépôts économiquement exploitables. En appliquant une technique de pointe qui utilise toutes les matières premières récupérées, le projet EURARE espère surmonter cette difficulté et mettre en place un secteur européen viable. Le projet doit s'achever en décembre 2017. Pour plus d'informations, veuillez consulter: site Web du projet EURARE

Pays

Grèce

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