Les opérateurs de systèmes spatiaux signent une charte internationale de collaboration
A partir du 1er novembre, l'Agence spatiale européenne (ESA), le Centre national d'études spatiales (CNES, France) et l'Agence spatiale canadienne (CSA) proposeront, à tous les pays du monde, une aide d'urgence en cas de catastrophe naturelle. Selon un accord signé le 25 octobre, les opérateurs de systèmes spatiaux ont établi une ligne téléphonique d'urgence fonctionnant 24h/24, dont le numéro confidentiel est mis à la disposition uniquement d'utilisateurs autorisés. Dès qu'une catastrophe naturelle survient, tous les pays du monde pourront contacter un opérateur aux bureaux de l'ESA à l'ESRIN, en Italie, qui avertira immédiatement les ingénieurs de service de l'ESA, du CNES ou de la CSA. "L'ingénieur déploiera alors plusieurs installations spatiales des trois agences pour fournir une aide au pays touché par la catastrophe", déclare l'ESA. Outre la communication des données d'observation de la terre par SPOT, Radarsat, ERS et bientôt Envisat, ainsi que des images d'archives, l'équipement comprendra des installations de télémédecine et de navigation (par ex. pour repérer des bouées dérivantes marquant une nappe d'hydrocarbures) et les infrastructures au sol. Dès leur lancement, les satellites de communication Artemis et Stentor seront également disponibles pour relayer les données vers le pays concerné. L'assistance inclura également la fourniture de données du satellite, leur traitement et interprétation. Cet accord fait suite à la charte internationale récemment conclue, relative à l'espace et aux grandes catastrophes. L'accord vise à promouvoir la coopération entre les opérateurs de systèmes spatiaux dans le cas de catastrophes naturelles ou technologiques. "La Charte peut être signée par tout opérateur de satellites dans le monde", déclare l'ESA. "Tous les partenaires s'engagent à coopérer volontairement, sans aucune contrepartie financière."