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La Commission veut étendre le test ESB à tous les bovins les plus âgés dans l'ensemble de l'UE

Suite à la nouvelle vague de panique concernant la sécurité en matière de viande de boeuf dans l'UE, la Commission européenne s'est réunie le 15 novembre pour discuter de la généralisation des tests ESB à tous les bovins les plus âgés dans l'ensemble de l'UE. À cette occasion,...

Suite à la nouvelle vague de panique concernant la sécurité en matière de viande de boeuf dans l'UE, la Commission européenne s'est réunie le 15 novembre pour discuter de la généralisation des tests ESB à tous les bovins les plus âgés dans l'ensemble de l'UE. À cette occasion, la Commission a rappelé aux parties concernées que la vaste série de mesures qu'elle a déjà prises, à condition d'être appliquées pleinement, suffisent amplement à garantir un haut niveau de santé et de sécurité publiques, mais elle reconnaît qu'une action supplémentaire est maintenant nécessaire afin de restaurer la confiance des consommateurs. Dans ce but, un programme global de test ESB à l'échelle européenne a été discuté par le Comité vétérinaire permanent. MM. Franz Fischler et David Byrne, respectivement commissaires européens à l'Agriculture et à la Santé et à la Protection des consommateurs, ont reçu mandat de la part du Collège des commissaires d'étudier avec les Etats membres les options possibles en vue d'un tel programme, lors du Conseil de l'Agriculture qui se réunira les 20 et 21 novembre. L'on espère que cette initiative offrira aux consommateurs toutes les garanties qu'ils souhaitent. Il a également été demandé à M. Fischler de proposer le 15 novembre un plan privé de stockage afin de soutenir le marché du boeuf. Cette proposition sera soumise à l'avis du Comité de gestion du boeuf le 17 novembre. M. Byrne a déjà appelé les Etats membres à appliquer beaucoup plus tôt aux animaux malades le programme de test approuvé au plan européen. Les tests proposés seront réalisés sur tous les bovins au-dessus d'un certain âge, car, vu la longue période d'incubation de la maladie, seul le bétail dépassant un certain âge développe les symptômes cliniques de l'ESB. "L'une des principales leçons que j'ai tirées en traitant le problème de l'ESB, c'est que les décideurs politiques doivent être totalement sincères vis-à-vis du public sur ces questions. Il ne doit pas y avoir d'ordre du jour secret. Ni de distorsions. Ni de fausses garanties", a déclaré le commissaire Byrne. "La transparence, l'information et l'ouverture doivent guider nos actions. Nous devons faire connaître les risques et les mesures de protection que nous avons introduites pour faire face à ces risques. Au niveau communautaire, nous avons mis en place une série complète de contrôles qui, je le crois, rendent le risque très faible. Quoi qu'il en soit, le programme envisagé augmentera l'information et la transparence à l'égard des consommateurs et renforcera encore nos contrôles." Le commissaire Fischler a ajouté: "Je suis très conscient de la grave préoccupation du public devant l'extension de la maladie de notre cheptel. C'est notre responsabilité - tant au niveau national que communautaire - de prendre cette préoccupation très au sérieux. Je suis convaincu que les éleveurs conviennent avec moi qu'il est de la plus haute importance de restaurer la confiance du public dans les produits bovins." L'introduction d'un test post-mortem, tel que la Commission l'a demandé, a révélé une augmentation significative des cas d'ESB détectés. Les chiffres les plus alarmants concernent la France, où 99 cas ont été enregistrés à ce jour en 2000, contre 31 cas en 1999. Un taux d'augmentation, moins élevé, a également été constaté dans d'autres Etats membres, plus particulièrement en Irlande et en Belgique. La vague de panique des consommateurs français a entraîné une chute de 40 pour cent de la consommation de viande bovine, contraignant le gouvernement français à prendre une série de nouvelles mesures de protection, la plus importante étant l'interdiction temporaire des farines de viande et d'os pour tous les animaux.

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