ESB: les erreurs commises par le Royaume-Uni doivent servir de leçon à l'UE, selon un MPE britannique
Le 1er février, les MPE ont eu l'occasion de faire part à David Byrne, Commissaire européen en charge de la Protection des consommateurs, de leurs réactions quant aux résultats d'une consultation entre la Commission et le Conseil Agriculture ce lundi. Lors de la réunion du Conseil, les ministres ont convenu de prendre des mesures supplémentaires dans le cadre de la lutte contre l'ESB. Ils ont proposé d'interdire la viande séparée mécaniquement des os pour tous les ruminants. Ils ont également suggéré que les graisses animales entrant dans la composition des aliments pour ruminants soient chauffées sous pression. M. Byrne reconnaît toutefois qu'il est difficile de garantir une mise en oeuvre correcte de ces changements. Enfin, la Commission a proposé que le colonne vertébrale soit retirée lorsque la sécurité alimentaire est mise en cause. Ce qui pose à un nouveau un certain nombre de questions, et notamment: à quel moment faut-il retirer la colonne vertébrale, à l'abattoir ou au point de vente? Plusieurs MPE ont désapprouvé la réaction des Etats membres ainsi que de la Commission face à la crise de l'ESB, jugements qui ont été critiqués par plusieurs MPE britanniques. Neil Parish, MPE, considère que les Etats membres n'ont pas à blâmer la Commission à ce sujet. Dans la lutte contre l'ESB, il ne faut pas chercher des complications inutiles. Il faut adopter une politique pour toute l'Europe et la viande des bovins plus âgés doit être retirée de la chaîne alimentaire et détruite, selon lui. "L'Europe se doit de vous accorder son soutien, M. Byrne," a déclaré le MPE Phillip Whitehead, qui a rappelé que le Royaume-Uni a été le premier pays contraint à revoir sa position après avoir affirmé l'absence d'ESB sur son territoire. Il s'est également interrogé sur les résultats des tests et sur les réactions des Etats membres. Liz Lynne, MPE, a également souligné que toutes les garanties doivent faire l'objet d'un suivi strict et que l'UE devrait tirer les leçons des erreurs commises dans le passé par le Royaume-Uni. Suite au débat, M. Byrne a confirmé que les tests pratiqués sur les animaux de plus de 30 mois constituent désormais la norme et qu'à compter du 30 avril, les mesures communautaires s'appliqueront également aux importations provenant de pays tiers. Il a toutefois ajouté que les scientifiques ne sont pas encore en mesure de pratiquer les tests sur des animaux vivants.