La communauté mondiale de la recherche appelle à un renforcement du partenariat avec l'UE
Lors de la conférence de lancement du 6ème PCRD, le 13 novembre à Bruxelles, des représentants de la recherche de haut niveau issus du monde entier ont appelé la Commission à intensifier sa coopération avec les pays tiers et les pays en développement. D'éminentes personnalités internationales se sont réunies pour examiner le contexte mondial de la recherche européenne, et toutes ont souligné l'importance d'initiatives conjointes en tant qu'instruments pour le développement économique et social à travers le monde. De nombreux orateurs ont mis en exergue les progrès déjà accomplis dans différentes régions grâce à l'implication dans des projets financés par l'UE, et exprimé leur intention de renforcer la coopération sous le Sixième programme-cadre (6ème PCRD). Certains orateurs ont toutefois exhorté la Commission à faciliter davantage les partenariats de recherche avec les pays en développement, dans la perspective de résoudre des problèmes graves tels que la pauvreté, la famine et les maladies. Ben Ngubane, ministre sud-africain de l'Art, de la Culture, des Sciences et des Technologies, a félicité la Commission pour sa collaboration permanente à des initiatives en faveur du développement international, mais ajouté: "Je ne peux dissimuler ma déception face à la diminution des fonds consacrés aux activités de coopération avec les pays en développement dans le 6ème PCRD". Le ministre espère néanmoins que cette diminution sera compensée par la détermination de la part de la Commission à promouvoir l'inclusion de partenaires issus des nations les plus pauvres du monde dans les réseaux d'excellence et les projets intégrés institués au titre du nouveau programme-cadre. Wang Shaoqi, Ministre-conseiller à l'Ambassade de Chine à Paris, a affirmé que, dans le droit fil des efforts de la Chine pour participer au 6ème PCRD, le nouveau programme-cadre fait l'objet d'une campagne publicitaire dans plusieurs villes importantes du pays. Il espère que la coopération actuelle s'amplifiera sous le 6ème PCRD, grâce à d'étroites synergies entre les priorités thématiques du nouveau programme-cadre et les priorités spécifiques de la Chine en matière de recherche. Les principaux obstacles à la participation chinoise, aux yeux de Wang Shaoqi, résident dans "la complexité des procédures européennes de financement et de gestion", et dans la difficulté de trouver des partenaires de projets européens. Wang Shaoqi a toutefois témoigné d'un état d'esprit positif à l'égard de la future collaboration, et a également insisté sur les possibilités pour les scientifiques européens de s'engager dans des programmes financés par la Chine. S'exprimant au nom des scientifiques d'Amérique latine, le professeur Santiago Carrasco, du Secrétariat national des sciences et des technologies d'Equateur, a indiqué que "la coopération en matière de recherche doit cibler des priorités thématiques d'intérêt mutuel pour l'UE et l'Amérique latine", et que "le moment est venu de redoubler d'efforts pour la coopération dans la recherche des deux côtés de l'Atlantique".