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Le 6ème PCRD vu par les points de contact nationaux

Alors que, partout en Europe, des consortiums de recherche attendent avec impatience le résultat des premiers appels à propositions relatifs au Sixième programme-cadre (6ème PCRD), d'autres - à savoir les points de contact nationaux - sont dans la même expectative. En tant qu...

Alors que, partout en Europe, des consortiums de recherche attendent avec impatience le résultat des premiers appels à propositions relatifs au Sixième programme-cadre (6ème PCRD), d'autres - à savoir les points de contact nationaux - sont dans la même expectative. En tant que sources clé de l'information sur les programmes-cadres communautaires de recherche dans l'UE et dans les pays candidats, les points de contact nationaux (PCN) ont été plus touchés que d'autres par les changements introduits dans le 6ème PCRD. CORDIS Nouvelles a interviewé deux coordinateurs de PCN pour le 6ème PCRD, l'un en Finlande et l'autre en Slovénie, afin d'en savoir un peu plus sur leurs rôles, les défis auxquels ils sont confrontés et leurs opinions au sujet du 6ème PCRD et de ses nouveaux instruments. Pour Mai Tolonen, coordinatrice du réseau des PCN en Finlande, le 6ème PCRD est un concept nouveau et très intéressant. La contribution du 6ème PCRD à la création d'un Espace européen de la Recherche (EER), et notamment l'idée centrale d'une coordination renforcée des programmes de recherche nationaux et communautaires, est, selon elle, d'un intérêt tout particulier. Le concept de coordination n'est pas nouveau pour les PCN finlandais. Depuis 1992, les points de contact travaillent au sein de Tekes, l'agence nationale des technologies, ou de l'Académie de Finlande, le Conseil national de la recherche. Afin d'en optimiser la couverture et d'assurer l'exploitation maximale de toutes les opportunités, chaque domaine prioritaire est pris en charge par un PCN principal et un PCN secondaire, soit un dans chacune des deux organisations. En outre, chaque point de contact participe à la fois aux programmes nationaux et communautaires, ce qui permet d'éviter les duplications. Cette structure reflète fidèlement le concept de l'EER. Interrogée sur la réaction générale aux changements intervenus dans le programme-cadre, Mme Tolonen a répondu: "Ces changements ont suscité dans un premier temps une certaine crainte, notamment en ce qui concerne les nouveaux instruments, et une certaine inquiétude persiste encore pour ce qui est, par exemple, de la participation des PME [petites et moyennes entreprises]." Le rôle des PCN - à savoir assurer la participation des PME aux projets intégrés et aux instruments traditionnels - repose, selon Mme Tolonen, sur la mise en réseau de petites et moyennes entreprises au niveau national, et sur la capacité à identifier les partenaires de qualité dans d'autres pays aux fins de constituer des consortiums. La Finlande a également introduit un système de "financement de préparation", qui fournit aux entreprises le soutien financier nécessaire pour concevoir et présenter des projets d'envergure communautaire. Un coup de pouce bienvenu pour les plus grandes entreprises qui sont autant de coordinateurs potentiels de consortium, mais vital pour les PME plus limitées en termes de ressources disponibles pour des projets de recherche. Mme Tolonen et ses collègues se disent généralement très optimistes en ce qui concerne le 6ème PCRD et le niveau de participation de la Finlande. Quant aux types de soutien dont la Finlande souhaiterait bénéficier afin d'accroître encore ses niveaux de participation, Mme Tolonen déclare: "La mise en réseau internationale des PCN dans les différents pays participants est de toute évidence une grande priorité du 6ème PCRD. La Commission a fait des efforts dans ce domaine et nous aimerions que d'autres initiatives suivent." Recevoir des données utiles sur les performances de la Finlande serait également très positif: "Une information détaillée sur la participation de la Finlande nous permettrait d'évaluer la qualité de nos performances et de déterminer les améliorations nécessaires. La Commission communique certains chiffres, mais pas toujours sous la forme la plus conviviale qui soit. Des exemples de meilleures pratiques d'autres pays seraient également bienvenus", a-t-elle ajouté. En tant qu'un des dix pays candidats à l'adhésion, la Slovénie est un partenaire entier et égal au titre du 6ème PCRD, et le coordinateur PCN slovène pour le 6ème PCRD, Albin Babic, espère lui voir jouer un rôle majeur. Pour M. Babic, en dépit d'une certaine bousculade suscitée par la nécessité de satisfaire aux modalités de financement, la participation slovène aux appels à propositions était encourageante, et il espère que l'effort fourni se reflétera dans le résultat final. Le véritable travail du réseau PCN slovène a été de sensibiliser le public au programme-cadre. Comme l'explique M. Babic: "Nous essayons de populariser le 6ème PCRD, et de passer du stade de réponse à des questions telles que "qu'est-ce que le programme-cadre?" à une compréhension plus approfondie des processus et des structures". Afin de promouvoir cette compréhension, les PCN slovènes ont déjà organisé plus de 40 présentations du 6ème PCRD et de ses priorités spécifiques. Les participants types sont des chercheurs venant d'universités et d'autres institutions, explique M. Babic, mais les représentants d'organisations commerciales et de PME ont été particulièrement ciblés afin d'atteindre un public plus vaste. Les PCN eux-mêmes sont basés soit au ministère de l'Education, des Sciences et des Sports, soit au ministère de l'Economie. Un comité de coordination composé de représentants d'autres ministères permet d'assurer que chaque département est informé des opportunités de collaboration en matière de recherche existant dans son domaine spécifique. Les initiatives visant à optimiser la participation nationale incluent, entre autres, l'envoi régulier d'un bulletin électronique sur les opportunités de recherche à plus de 10.000 contractants potentiels, un site web en slovène et en anglais (pour les collaborateurs internationaux) qui comporte une fonction de recherche de partenariat, et un projet visant à établir des partenariats entre des PME et des instituts de recherche ayant l'expérience de précédents programmes-cadres. Soucieuse également de jouer un rôle plus important dans le 6ème PCRD, la Slovénie a établi des contacts spécifiques avec des pays tels que la Serbie, la Croatie et le Monténégro afin de promouvoir leur participation. "Nous sommes dans une position unique pour mener une telle initiative en raison de nos bons contacts dans la région et de nos liens culturels et linguistiques, et nous estimons important de contribuer à la stabilité", a déclaré M. Babic. Les PCN sont également impliqués dans un partenariat avec des pays dans les régions des Alpes et de l'Adriatique afin d'organiser des manifestations de courtage communes pour identifier les opportunités de collaboration. Avec l'Autriche et l'Italie, également membres, et avec la Hongrie et la Croatie comme nations observatrices, la Slovénie aide à promouvoir le type de coopération internationale qu'elle considère être la clé du succès sous le 6ème PCRD. Mme Tolonen et M. Babic savent qu'il leur faut maintenant attendre les résultats des premiers appels à propositions pour mesurer l'efficacité de leurs efforts et identifier les domaines d'action future. M. Babic a toutefois la certitude de servir au moins un objectif: "Cela fait un certain temps déjà qu'on ne m'a plus demandé ce qu'était le 6ème PCRD", a-t-il déclaré.

Pays

Finlande

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