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Contenu archivé le 2023-01-13

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Les décisions des médecins sont influencées par la religion, la culture et la géographie, d'après une étude

Les décisions prises par les médecins européens de limiter les traitements de maintien de la vie administrés aux patients dans les services de soins intensifs fluctuent selon la religion, la culture et le lieu géographique, d'après une grande étude sur les pratiques de "fin de...

Les décisions prises par les médecins européens de limiter les traitements de maintien de la vie administrés aux patients dans les services de soins intensifs fluctuent selon la religion, la culture et le lieu géographique, d'après une grande étude sur les pratiques de "fin de vie" observées dans différents pays européens. Dans le cadre de l'étude Ethicus, des chercheurs du centre médical de l'Université hébraïque Hadassah de Jérusalem (Israël) ont examiné les cas de plus de 30.000 patients dans 17 pays européens. Ils ont conclu qu'il était courant de limiter les traitements de maintien de la vie, mais que les pratiques variaient d'un pays à l'autre. Les principaux facteurs sous-jacents à ces disparités résident dans les différences religieuses et culturelles, mais les chercheurs ont également constaté que des divergences séparaient aussi les valeurs et les pratiques des médecins entre les divers pays. Ainsi, les médecins d'Europe méridionale sont moins susceptibles que leurs confrères du Nord d'interrompre un traitement pour abréger le "processus de décès". Il est par ailleurs plus probable que le traitement de maintien de la vie soit interrompu si le médecin est protestant, catholique romain ou athée que s'il est musulman, juif ou grec orthodoxe. En marge des facteurs géographiques et religieux, il ressort toutefois de l'étude que l'âge, le diagnostic et la durée du séjour en soins intensifs d'un patient sont également des critères essentiels. Dans l'ensemble, près de trois quarts des patients dont le décès a été analysé dans l'étude ont fait l'objet de limitations de traitement. Un tiers de ces limitations consistaient en un arrêt du traitement, et un tiers en une abstention de traitement. L'étude était dirigée par le professeur Charles Sprung, de l'Université hébraïque Hadassah, qui a déclaré: "Dans les années 1970, les médecins tentaient de ressusciter tous les patients. Cette décision ne fait plus partie des habitudes. Les médecins écoutent aujourd'hui les patients et leurs familles afin de comprendre ce que préférerait chacun des patients et ce qui lui conviendrait le mieux." Le professeur Sprung espère que la recherche donnera les moyens aux médecins, aux soignants, aux patients et aux familles "de mieux gérer les décisions pénibles et douloureuses qui doivent être arrêtées quotidiennement".

Pays

Israël

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