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L'automatisation est la clé de l'efficacité de la recherche, d'après un directeur universitaire

Pour pouvoir développer une économie fondée sur l'innovation, l'Europe n'a pas besoin de plus de recherche, mais d'une recherche plus efficace et efficiente, a déclaré à CORDIS Nouvelles Walter Gränzer, directeur de la faculté d'hygiène animale à l'université technique de Muni...

Pour pouvoir développer une économie fondée sur l'innovation, l'Europe n'a pas besoin de plus de recherche, mais d'une recherche plus efficace et efficiente, a déclaré à CORDIS Nouvelles Walter Gränzer, directeur de la faculté d'hygiène animale à l'université technique de Munich. "Dans un premier temps, nous n'avons pas besoin de comités et de commissions supplémentaires, mais d'un remaniement en profondeur de la recherche financée par le secteur public", a affirmé M. Gränzer. Seule une restructuration de ce type permettra à l'Europe de se doter d'une économie fondée sur l'innovation et de redresser ses performances de croissance, proclame M. Gränzer. Il souligne que cette conclusion était également formulée dans l'étude "Programme pour une Europe prospère", commandée par le Président de la Commission Romano Prodi à propos de la croissance en Europe. "Le groupe considère les performances de croissance décevantes qu'a connues l'Europe au cours des dernières décennies comme un symptôme de son échec à se transformer en une économie fondée sur l'innovation", avait écrit le groupe d'étude de haut niveau. M. Gränzer remarque en outre que cette refonte de la recherche européenne requiert "des ingénieurs, des opérateurs, des physiciens, des biologistes, des médecins, des chimistes et des informaticiens", et compare leur mission à celle d'un constructeur automobile. "Ils doivent pouvoir construire et entretenir des chaînes d'assemblage de la recherche automatisées. Le moteur fondamental de la croissance économique en Europe réside dans l'optimisation de l'efficacité de la recherche par le biais d'une automatisation renforcée dans les méthodes de recherche", poursuit-il. "L'industrie automobile illustre comment l'efficacité élevée, l'efficience et la haute qualité des produits aboutissent à une réussite éclatante, explique M. Gränzer. Cette technologie a aujourd'hui atteint un tel degré de perfection que chaque voiture peut être suivie et contrôlée par un centre de commande à chaque stade de la construction." M. Gränzer pense qu'aucune différence ne sépare essentiellement la production de voitures et la production d'informations scientifiques. Il donne l'exemple suivant: "La préparation d'une molécule spécifique à partir de matériau naturel exige un grand nombre d'expériences approfondies, répétées à de nombreuses reprises avec différents paramètres de réalisation, afin d'identifier la concentration adéquate d'une substance de précipitation pour la chimie des protéines. De nouvelles expériences fastidieuses doivent ensuite être menées afin de confirmer ou de réfuter le résultat obtenu." Anticipant les critiques à l'égard de cette approche, M. Gränzer précise que la flexibilité indispensable aux "chaînes d'assemblage" de la recherche peut être préservée dans un système de ce type: "Chaque voiture construite sur une chaîne d'assemblage est différente des autres, et deux modèles distincts peuvent même être construits sur une seule chaîne d'assemblage." M. Gränzer considère que le manque d'automatisation, en particulier dans la recherche bénéficiant de fonds publics, est responsable d'un défaut d'efficience et d'efficacité. "L'automatisation", plaide-t-il, représente "la mission la plus urgente du 7ème PCRD [Septième programme-cadre]."