Les dépenses communautaires dans le domaine de la recherche s'approchent des 2% du PIB
De nouveaux chiffres publiés le 25 février dernier révèlent que les dépenses communautaires dans le domaine de la recherche et du développement (R&D) en pourcentage du PIB de l'UE ont augmenté d'à peine 0,01% entre 2001 et 2002. Publiée par Eurostat et la DG Recherche de la Commission, cette édition de "Statistiques de la science et la technologie en Europe" montre que si les investissement dans la R&D ont pratiquement atteint le seuil de référence des 2% du PIB, l'écart des dépenses de recherche de l'UE avec ses principaux concurrents, et donc avec l'objectif de Lisbonne, reste important. Les dépenses totales de l'Union dans la R&D en 2002 sont estimées à 1,99% du PIB, contre 1,98% en 2001. Les chiffres pour 2000 démontrent que les États-Unis ont dépensé 2,8% de leur PIB pour la recherche, tandis que le Japon y a même consacré 2,98%. L'Union a jusqu'à 2010 pour réaliser l'objectif des 3% qu'elle s'est fixé lors du Conseil de Barcelone en 2002. Si les chiffres pour 2002 ne sont pas encore disponibles pour la plupart des pays européens, il est néanmoins possible de déterminer la principale cause de la lenteur des progrès affichés par l'UE dans leur ensemble. Si des pays comme la Finlande, qui a augmenté ses investissements dans la R&D de 3,4% de son PIB en 2001 à 3,49% en 2002, ont continué à progresser, les pays qui représentent la plus grande part des dépenses en matière de recherche en Europe n'ont pas obtenu des résultats aussi probants. En 2001, près des deux tiers du total des investissements de l'UE dans la R&D ont été consentis par trois pays: l'Allemagne (52 milliards d'euros), la France (33 milliards d'euros) et la Grande-Bretagne (30 milliards d'euros). Les derniers chiffres montrent toutefois que les dépenses françaises dans le domaine de la recherche en % du PIB du pays ont chuté de 2,23% en 2001 à 2,20% en 2002, tandis que la Grande-Bretagne est passée de 1,89% à 1,84% au cours de la même période. Globalement, ces reculs apparemment modestes font plus qu'annihiler les progrès réalisés dans les plus petits pays comme la Finlande. Les pays adhérents doivent faire face à des difficultés encore plus grandes, d'après le rapport, qui révèle que la part globale des dépenses de R&D dans les nouveaux États membres atteignait à peine 0,84% en 2001. La Slovénie et la République tchèque ont affiché le taux de dépense le plus élevé dans la R&D, soit respectivement 1,52% et 1,33% du leur PIB. Le taux le plus faible a été observé à Chypre, où les dépenses dans la recherche atteignent tout au plus 0,26% du revenu national. Le rapport contient également des chiffres relatifs au commerce mondial des produits de haute technologie en 2001. Ces chiffres révèlent qu'avec un volume d'exportation total de 196 milliards d'euros, l'UE se place derrière les États-Unis avec 234 milliards d'euros, mais devant le Japon, qui comptabilise 111 milliards d'euros d'exportations. Toutefois, si l'on compare ces chiffres avec les statistiques concernant les importations de produits de haute technologie, il apparaît que l'UE accuse le déficit net le plus élevé (-23 milliards d'euros), tandis que le Japon affiche le plus grand excédent (+39 milliards d'euros).L D'autres statistiques du rapport concernent le personnel du secteur de la R&D, les ressources humaines dans le domaine de la science et des technologies, les brevets et d'autres indicateurs liés aux secteurs de haute technologie et à forte intensité de connaissance.