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Un nouveau rapport exhorte le gouvernement français à se concentrer sur la nanotechnologie

Un rapport publié récemment par l'Académie française des sciences et l'Académie française des technologies exhorte le gouvernement français à établir un "programme national de recherche", s'il souhaite éviter d'être "en retard d'un train" dans la révolution de la technologie d...

Un rapport publié récemment par l'Académie française des sciences et l'Académie française des technologies exhorte le gouvernement français à établir un "programme national de recherche", s'il souhaite éviter d'être "en retard d'un train" dans la révolution de la technologie du petit. Le rapport, intitulé "Nanosciences et nanotechnologies", plaide pour la création d'une Agence nationale pour les nanosciences et les nanotechnologies (A3N) qui centraliserait des initiatives de recherche et fournirait une structure directive à la recherche française en matière de nanotechnologie. "La révolution des nanosciences est caractérisée par une extrême pluridisciplinarité et une évolution extraordinairement rapide", a souligné Philippe Nozières, physicien ayant participé à la rédaction du rapport. "Les structures actuelles sont totalement incapables de répondre à ces contraintes." L'agence A3N serait dotée d'une structure "légère" et "provisoire" ainsi que d'importantes ressources financières permettant de regrouper rapidement des équipes de physiciens, de chimistes, de biologistes et d'ingénieurs afin de travailler sur divers projets. "Les nanosciences seront un jour absorbées dans le fonctionnement normal de la science. Il faut donc une structure non pérenne, une agence qui distribue les financements", a déclaré M. Nozières. Le rapport plaide en faveur du regroupement d'équipes interdisciplinaires plutôt que de la création d'un nouvel institut de recherche. "Il est préférable que les chercheurs restent dans leur cadre d'origine." Claude Weisbuch, membre de l'Académie des technologies et directeur de recherche à l'École Polytechnique, estime que l'objectif consiste à mobiliser entre 100 et 200 millions d'euros afin d'équiper les laboratoires publics et les universités en infrastructures de taille moyenne pour la technologie du petit, telles des "salles blanches" (salles ultrapropres) à mettre en location. D'après le rapport, ce domaine de recherche est en pleine ébullition alors que la nanoscience et la nanotechnologie sont en passe de devenir un point faible pour la France. En effet, selon Philippe Nozières, la France investit déjà une somme non négligeable dans la recherche en matière de technologie du petit, mais d'une manière inadaptée. Une étude parue dans "Nanotechnology" en 2002 a accordé à la France la cinquième position mondiale en publications scientifiques (1997-1999) et la quatrième en dépôts de brevet (1991-1999). Depuis, la France a cependant été rattrapée par de nombreux pays tels les États-Unis, le Japon, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, qui ont connu une accélération de leur niveau d'investissement dans ce domaine. "En France", a expliqué M. Nozières, "l'argent est très dispersé et il n'y a aucun contrôle sur la manière dont il est dépensé. Il y'a beaucoup d'excellents laboratoires, mais ils sont très dispersés et ne s'intègrent pas bien à un projet de plus grande ampleur." C'est pourquoi les universités recommandent que l'agence A3N agisse comme une plate-forme centrale gérée par des scientifiques qui distribueraient des contrats aux laboratoires et définiraient des objectifs nationaux de recherche. Le rapport ajoute que les décisions du gouvernement pour les prochaines années auront à long terme un impact économique décisif. "Il faut maîtriser dès aujourd'hui la matière à l'échelle du nanomètre si nous voulons participer à l'industrie de demain", a déclaré M. Weisbuch, car "si demain viendra le moment de l'industrie, c'est aujourd'hui qu'il faut prendre les brevets." Le gouvernement français n'a pas encore fait savoir s'il suivrait les recommandations des scientifiques. François d'Aubert, le nouveau ministre de la recherche, n'a pas commenté ce rapport. La France n'est pas le seul pays concerné par ce débat. Un autre rapport récemment rendu public au Royaume-Uni sous le titre "Too little too late? Government Investment in Nanotechnology" (Trop peu trop tard? L'investissement du gouvernement dans la nanotechnologie) reproche au département du commerce et de l'industrie britannique (DTI) de ne pas soutenir la technologie du petit de manière appropriée et de ne pas se tenir à une "stratégie clairement ciblée".

Pays

France, Royaume-Uni

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