"REACH est un atout pour la compétitivité européenne", selon la présidence luxembourgeoise
Plutôt que d'entraîner des coûts supplémentaires pour l'industrie, comme certains le craignent, les nouvelles mesures "substances chimiques" proposées par l'UE (REACH) donneront un coup de pouce à la compétitivité en Europe", d'après le ministre luxembourgeois de l'Environnement, Lucien Lux. S'exprimant dans le cadre d'un atelier REACH de deux jours organisé les 10 et 11 mai par la présidence luxembourgeoise, M. Lux s'est félicité de la récente étude d'évaluation d'impact de la législation proposée, réalisée par la société de consultants KPMG et qui aboutit à la conclusion que les coûts supplémentaires pour l'industrie seront négligeables. "L'étude de KPMG présentée pendant l'atelier a dissipé les craintes et repoussé les scénarios-catastrophes. Nous pouvons donc exclure ces scénarios qui, selon certains, pourraient suivre l'introduction de REACH. Ils ne se réaliseront pas", a déclaré M. Lux. Toutefois, les auteurs de l'évaluation d'impact concluent également qu'il est peu probable que les propositions encouragent les entreprises à investir davantage dans la recherche et l'innovation. Mais M. Lux a répliqué "qu'une règlementation moderne des produits chimiques centrée sur la santé et la protection environnementale représente, non un frein, mais un atout pour la compétitivité européenne." Selon la présidence luxembourgeoise, cet atelier a été, pour toutes les parties concernées par REACH, à savoir la Commission, le Parlement, le Conseil, les groupes d'employeurs, les ONG et les syndicats, la première occasion de se rassembler en un même lieu. Un observateur rapporte que "les débats ont été francs, ouverts et très constructifs." M. Jeannot Krecké, ministre luxembourgeois de l'Economie et du Commerce extérieur, a expliqué que l'objectif de la présidence pour REACH, dont celle-ci a fait une priorité majeure de son semestre à la tête de l'UE, est double: élaborer un train de mesures qui soit applicable par l'industrie et qui représente une réelle avancée en matière de protection environnementale. Pour atteindre le premier de ces objectifs, une attention particulière devrait être accordée aux besoins des petites et moyennes entreprises (PME), a déclaré le ministre. "En conséquence, elles seront aidées, leur personnel formé et guidé dans leur adaptation à REACH, via les help-desks nationaux. Ces help-desks fourniront des informations spécifiques sur les modalités, les méthodes et le fonctionnement, ainsi que sur les possibilités offertes par REACH", a-t-on ensuite pu lire dans une déclaration de la présidence. En ce qui concerne le calendrier de l'adoption formelle des propositions, M. Krecké a indiqué qu'un accord politique serait très probablement conclu pendant la présidence britannique, qui commence en juillet. Il a conclu en disant que "La présidence luxembourgeoise a mis la proposition REACH sur une nouvelle voie. Le fait que nous ayons rassemblé toutes les parties impliquées autour d'une table et que les discussions aient été ouvertes et constructives constitue une avancée majeure sur la route vers une Europe plus compétitive."
Pays
Luxembourg