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L'UEAPME demande à la Présidence luxembourgeoise de ne pas réduire le budget alloué à la compétitivité

Réduire les dépenses de recherche et de développement (R&D) signifierait faire un pas en arrière considérable, ont déclaré les représentants de l'Union européenne de l'artisanat et des petites et moyennes entreprises (UEAPME) en réponse à une proposition de la Présidence luxem...

Réduire les dépenses de recherche et de développement (R&D) signifierait faire un pas en arrière considérable, ont déclaré les représentants de l'Union européenne de l'artisanat et des petites et moyennes entreprises (UEAPME) en réponse à une proposition de la Présidence luxembourgeoise de réduire de 50 milliards d'euros les budgets affectés aux programmes de recherche et de compétitivité. Intervenant lors de la conférence "'Compétitivité et innovation pour les PME: Discussion sur le nouveau programme-cadre pour l'innovation et la compétitivité (PIC)", qui s'est déroulée à Bruxelles le 24 mai dernier, le Secrétaire général de l'UEAPME, Hans-Werner Müller, a fait savoir qu'il s'opposait à une proposition de cet ordre, la qualifiant de "grave erreur". "Il est scandaleux que les Etats membres proposent de réduire radicalement la part du budget allouée à la recherche et à l'innovation moins de deux ans après avoir accepté de se concentrer sur la croissance et la création d'emplois dans l'UE. Comment l'économie européenne est-elle supposée s'améliorer si les dépenses baissent dans des domaines clés?" a déclaré M. Müller. "Il est largement reconnu que l'UE accuse de plus en plus de retard par rapport aux autres économies mondiales, pourtant la Présidence se propose de réduire considérablement les dépenses consacrées aux initiatives justement conçues pour redresser cette situation. Il s'agit d'une proposition autodestructive", a-t-il ajouté. Selon l'UEAPME, le nouveau programme-cadre pour l'innovation et la compétitivité (PIC) mériterait d'être concrétisé à travers l'octroi de financements spécifiquement prévus pour encourager l'innovation dans les petites entreprises. Pour ce faire, l'accent devrait être mis explicitement sur les PME au titre du PIC, comme cela était le cas dans le cadre du précédent Programme pluriannuel, dédié "spécifiquement aux petites et moyennes entreprises". Par ailleurs, expliquent les représentants de l'UEAPME, le PIC devrait servir d'instrument de mise en oeuvre des dix actions de la Charte des petites entreprises. En outre, il convient d'éviter de donner au terme "innovation" une définition trop restrictive dans le contexte du PIC. A l'heure actuelle, le programme accorde une attention disproportionnée aux entreprises de haute technologie et à forte croissance, aux dépens de la grande majorité des petites entreprises capables elles aussi d'apporter une contribution importante dans le domaine de l'innovation, selon les représentants de l'UEAPME. L'UEAPME a profité de la conférence, dont l'objectif consistait à renseigner les MPE sur le PIC, pour demander au Parlement européen de se concentrer sur des domaines spécifiques, notamment sur la hiérarchisation des évaluations d'impact spécifiques aux PME, et sur l'octroi de fonds permettant aux micro-entreprises et aux entreprises nouvelles de surmonter les obstacles auxquels elles doivent faire face lorsqu'elles tentent d'obtenir un financement de leurs innovations. "Réduire les dépenses dans des domaines tels que la recherche et l'innovation constituerait une démarche régressive, qui fragiliserait les engagements pris à l'égard de la croissance et de l'emploi par les chefs d'Etat au titre de la stratégie de Lisbonne", a conclu M. Müller.

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