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Les responsables politiques entendent créer une plus grande synergie entre le programme-cadre et EUREKA

Les ministres de la recherche de l'Union européenne, ainsi que les chercheurs eux-mêmes, déplorent depuis un certain temps déjà le manque de liens et de coordination entre les programmes-cadres de recherche européens et EUREKA, le réseau paneuropéen pour la recherche et le dév...

Les ministres de la recherche de l'Union européenne, ainsi que les chercheurs eux-mêmes, déplorent depuis un certain temps déjà le manque de liens et de coordination entre les programmes-cadres de recherche européens et EUREKA, le réseau paneuropéen pour la recherche et le développement industriel orientés vers le marché. Lors des réunions du Conseil Compétitivité, les ministres ont pressé en de multiples occasions la Commission de pallier ce manque de synchronisation. Leurs demandes sont désormais prises en considération. C'est ce qu'ont appris les délégués lors de la conférence interparlementaire EUREKA, qui s'est tenue à La Haye, aux Pays-Bas, le 26 mai. EUREKA joue un rôle de premier plan dans la définition des plateformes technologiques et des initiatives technologiques communes, a déclaré le Commissaire européen en charge des Sciences et de la Recherche Janez Potocnik, ces deux points figurant dans les propositions de la Commission pour le septième programme-cadre (7e PC), qui tente ainsi d'axer davantage le programme sur l'industrie. "Nous pouvons apprendre beaucoup des agrégats et actions EUREKA, qui ont des objectifs similaires et plusieurs années d'expérience", a déclaré aux délégués Laurens Jan Brinkhorst, ministre néerlandais des affaires économiques. La deuxième initiative commune en cours de discussion concerne une activité spécifique en faveur des petites et moyennes entreprises (PME) à forte intensité de recherche. Celle-ci pourrait avoir recours à l'article 169 du traité, qui organise la participation de l'UE aux programmes nationaux. "J'adhère totalement à cette initiative et vous demande à tous de la soutenir dans vos pays respectifs, en dégageant notamment les fonds nécessaires!", a déclaré M. Brinkhorst. M. Brinkhorst a lancé d'autres appels en faveur d'un soutien financier plus appuyé pour le secteur européen de la recherche et de l'innovation. "Investir dans le domaine de l'innovation signifie également investir dans EUREKA. Nous devons respecter nos engagements financiers", a-t-il déclaré. Le ministre a également affirmé en des termes très clairs que c'était maintenant quitte ou double pour l'Europe dans ce domaine: "Nous devons relever un défi de taille: sommes-nous prêts à changer, ou préférons-nous faire du sur-place?" M. Potocnik a également réclamé une augmentation des fonds. La Commission a proposé de doubler le budget européen de la recherche pour le 7e PC, mais il est peu probable que cette proposition se concrétise si le budget global de l'UE n'est pas revu à la hausse. Plusieurs pays rechignent à accroître leurs contributions au budget européen. "Compte tenu de ce qui s'est dit dernièrement, la situation ne semble pas très encourageante", a déclaré le Commissaire. "La question clé qui se pose est la suivante: quelle Europe voulons-nous? Une Europe tournée vers le passé qui sert à redistribuer les richesses existantes? Ou une Europe tournée vers l'avenir, prospère grâce à ses connaissances, qui garantit la prospérité durable de ses citoyens? Que cela soit bien clair: la proposition de 1 pour cent avancée par le groupe des pays contributeurs nets au budget européen se solderait par une réduction du budget européen - neuf milliards d'euros [...]. Et ne nous berçons pas d'illusions: cette diminution est fort peu probable dans les domaines de l'agriculture ou des fonds structurels; elle concernera les budgets déterminants pour notre avenir, ceux de la R&D et de l'innovation", a mis en garde M. Potocnik. Tandis que les responsables politiques prennent maintenant toute la mesure des changements auxquels l'Europe doit se soumettre afin de rester compétitive, alors que de nouveaux rivaux font leur apparition, quelques pans de l'industrie n'ont pas attendu. Philippe Varin, directeur français de l'entreprise sidérurgique anglo-néerlandaise CORUS, a mis en évidence la hausse de 100 pour cent du coût du charbon et de 71 pour cent de celui du minerai de fer entre 2004 et 2005. Dans le même temps, les importations en provenance des pays producteurs bon marché ont enregistré une hausse de 60 pour cent au cours du premier trimestre de l'année 2005 par rapport à la même période en 2004. À cela s'ajoute que le secteur est tenu de réduire les impacts négatifs qu'il a sur l'environnement. "Ainsi, en ce qui nous concerne, nous devons passer d'une mentalité axée sur la valeur forte à une mentalité axée sur le volume. Nous nous efforçons de nous différencier en atteignant l'excellence grâce à l'innovation, en consolidant notre socle de connaissances, en développant nos compétences et en améliorant nos activités de manière continue", a déclaré M. Varin. Au rang des innovations figurent l'amincissement et l'allègement des emballages en métaux ferreux. Alors qu'une canette ordinaire pouvait peser 80 g en 1960, elle en pèse 20 aujourd'hui. En ce qui concerne l'acier pour la construction automobile, il est désormais possible de fabriquer de l'acier spécial à haute résistance en ajoutant des éléments d'alliage supplémentaires, opération qui permet de rendre les carrosseries de voitures plus minces et plus légères, et donc de réduire la consommation énergétique. Une plateforme technologique européenne sur l'acier - ULCOS - a été créée pour le secteur. En collaboration avec ce forum, le secteur de l'acier espère mettre au point des technologies qui réduiront les émissions de CO2 résultant de la production d'acier, et ce de 50 pour cent d'ici 2050. "Il s'agit de la collaboration la plus coûteuse jamais organisée dans le secteur", a déclaré M. Varin. Et M. Varin d'ajouter, en lançant un dernier appel pour une hausse des investissements: "Pour que des structures de collaboration telles que celles-ci se développent, il est crucial que le gouvernement, en ce compris les mécanismes financiers, élaborent une politique d'innovation stable et cohérente. [...] L'innovation continue est indispensable à la compétitivité de l'industrie européenne à l'avenir. Le rôle de l'Union européenne quant à la stimulation et à la facilitation de la recherche au niveau européen est de la plus grande importance. Tout en reconnaissant la valeur de programmes tels que EUREKA, les programmes-cadres et, pour notre secteur, le fonds de recherche pour le charbon et l'acier, nous voudrions savoir si l'UE peut s'engager à cibler davantage les investissements dans des programmes d'innovation axés sur les résultats afin de garantir une meilleure compétitivité européenne".

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