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La plate-forme technologique "Plantes pour le futur" trace les grandes lignes de son agenda de recherche stratégique

La présentation par la plate-forme technologique "Plantes pour le futur" de son projet d'agenda de recherche stratégique dans le domaine de la génomique et des biotechnologies le 5 juillet à Strasbourg (France) a permis aux protagonistes d'entrevoir de quoi sera fait l'avenir ...

La présentation par la plate-forme technologique "Plantes pour le futur" de son projet d'agenda de recherche stratégique dans le domaine de la génomique et des biotechnologies le 5 juillet à Strasbourg (France) a permis aux protagonistes d'entrevoir de quoi sera fait l'avenir de la production agricole européenne. Quelque 290 personnes de 30 pays ont été impliquées dans la rédaction de cet agenda, dont des représentants des universités, de l'industrie, des secteurs agricoles et sylvicoles et d'autres acteurs. Les plantes sont à la base d'industries européennes réalisant un chiffre d'affaires annuel de plus de 1 000 milliards d'euros, et l'agenda fixe les grandes priorités de recherche dans ce secteur pour les deux décennies à venir. S'exprimant lors de la manifestation de lancement à Strasbourg, le commissaire européen en charge de la Science et de la Recherche, Janez Potocnik, a déclaré: "Les agendas de recherche stratégique sont précisément le genre d'outils dont nous avons besoin pour être sûrs de concentrer les financements que nous allouons à la recherche à des secteurs à forte pertinence industrielle. [...] Les plates-formes technologiques sont vouées à devenir des championnes de connaissances induisant de la croissance. La première ébauche de l'agenda de recherche stratégique présentée aujourd'hui par la plate-forme technologique "Plantes pour le futur" le démontre de manière éclatante". Conjugué au plan d'action qui va être élaboré dans l'optique de sa mise en oeuvre, l'agenda de recherche stratégique a pour objectif de relever quatre grands défis: - des aliments sains, sûrs et en quantité suffisante pour l'homme et l'animal; - une agriculture, une sylviculture et des paysages durables; - les produits végétaux verts; - la compétitivité, le choix du consommateur et la gouvernance. Après avoir identifié et explicité plus en détail un certain nombre d'objectifs spécifiques pour chaque défi, les auteurs tracent les grandes lignes de chacune des activités de recherche programmées et esquissent les retombées à court, moyen et long terme de chaque objectif. Au chapitre "Des aliments sains, sûrs et en quantité suffisante pour l'homme et l'animal" par exemple, les trois objectifs identifiés sont les suivants: développer et produire des aliments sûrs et de haute qualité; créer des produits alimentaires ciblant des groupes de consommateurs et des besoins spécifiques; produire des aliments sûrs, de haute qualité, durables et en quantité suffisante pour l'animal. De plus amples détails sont ensuite fournis en termes d'activités de recherche envisagées au cours des cinq, dix et vingt-cinq prochaines années. Les rédacteurs de l'agenda de recherche stratégique sont conscients que sa mise en oeuvre nécessitera davantage d'engagement de la part du secteur public et privé, ceci à tous les niveaux - européen, national et régional. Partant de ce premier jet, ils vont donc organiser auprès des parties prenantes une large consultation visant à identifier les futures actions nationales qui pourraient contribuer au processus de mise en oeuvre. "Ces actions nationales formeront la base sur laquelle s'appuiera un projet de plan d'action détaillé pour la période 2006-2010", ajoutent les auteurs du rapport. L'agenda de recherche stratégique comporte également un appel implicite à une hausse des investissements publics et privés dans les sciences végétales, que le Commissaire Potocnik a qualifié d'"opportun". "Alors que l'Europe était à l'avant-garde du développement mondial dans les biotechnologies végétales durant les années 80 et 90, elle accuse désormais un retard sur ses grands concurrents pour ce qui est de la recherche portant sur leur utilisation commerciale", a-t-il prévenu. "L'Europe doit accroître ses investissements dans ce secteur si elle veut conserver sa base scientifique." La préservation des capacités scientifiques de l'Europe en ce domaine est un thème dont les auteurs de l'agenda se sont eux-mêmes fait l'écho: "L'Europe doit devenir un incubateur pour les grands chercheurs et les entreprises innovantes, qui sont souvent tentées de développer leurs activités ailleurs. Il ne s'agit pas d'une tâche incombant à une organisation ni à un pays. Seul l'engagement de tous les protagonistes, oeuvrant ensemble de manière cohérente au niveau européen, permettra de relever ces défis." En conclusion, Giles Chichester, eurodéputé et président de la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie (ITRE) au Parlement, a déclaré lors de la manifestation de lancement: "Il s'agit d'un domaine scientifique vital, d'une part en raison des bénéfices qu'il peut apporter, mais aussi en tant que source substantielle de croissance économique. La manière dont les parties intéressées se sont réunies pour instituer cette plate-forme constitue un exercice de coopération des plus impressionnants".

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