Des chercheurs mettent au point des unités mobiles de traitement des déchets
Des chercheurs français et autrichiens ont mis au point une unité mobile de traitement des déchets à faible consommation d'énergie qui pourrait être utilisée pour traiter les déchets humains dans les camps de réfugiés où le manque d'hygiène représente l'une des principales causes de maladies. Ce système, qui résulte du projet EUREKA «HYGICLAIR», imite les processus naturels pour le nettoyage des eaux usées. Tout d'abord, une grille en métal retire la plus grosse partie des effluents. Les eaux passent ensuite à travers une série de cuves, dans lesquelles les bactéries dévorent la substance organique et la transforment en dioxyde de carbone. Les solides biologiques neutralisés sont ensuite recyclés dans le système ou pompés dans une cuve, et l'eau traitée est désinfectée. L'eau qui en résulte n'est pas potable mais elle est assez propre pour être vidée dans un puits filtrant dans la terre, ou pour être utilisée pour l'irrigation des terrains de golf ou des parcs. L'intégralité du système tient dans un container portable de 20 pieds (l'équivalent de 6 m environ) qui peut être facilement transporté par camion, par avion ou par bateau. Chaque container peut porter les eaux usées de 100 personnes, et mis bout à bout, ils peuvent contenir les eaux usées de 1800 personnes. Le système fonctionne automatiquement et exige seulement une heure d'entretien par semaine. Sa consommation d'énergie est également très faible, seulement 35 kWh par jour. «En raison de sa mobilité et de sa modularité, le système peut être utilisé pour des groupements dans des endroits isolés», a déclaré Jean-Louis Faverot, de Sanitec SAS, partenaire du projet. «Il peut être utilisé aussi bien pour le traitement spécifique d'effluents dans des endroits isolés que pour l'élevage d'animaux.»