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Galileo reçoit le soutien du public

Selon les résultats de l'Eurobaromètre le plus récent, les Européens se sont montrés très favorables au projet Galileo, et à la création d'un système de navigation par satellite pour l'Europe. Au total, 26000 citoyens, des 27 États membres de l'UE, ont été interrogés pour le...

Selon les résultats de l'Eurobaromètre le plus récent, les Européens se sont montrés très favorables au projet Galileo, et à la création d'un système de navigation par satellite pour l'Europe. Au total, 26000 citoyens, des 27 États membres de l'UE, ont été interrogés pour les statistiques du baromètre. Ils ont été interrogés sur une série de questions relatives aux systèmes de navigation par satellite en général, et sur le projet Galileo plus particulièrement. Ce dernier vise à doter l'Europe d'un système de radionavigation par satellite, pouvant rivaliser avec celui des États-Unis, de la Chine et de la Russie. L'impression générale a été que les Européens semblent bien connaître les systèmes de navigation par satellite et leur utilisation, même si beaucoup d'entre eux n'utilisent pas personnellement les technologies. Selon le sondage, un total de 68% des personnes interrogées connaissaient ces systèmes, mais seulement 20% d'entre eux utilisaient les applications de navigation par satellite dans leur voiture, ou lors d'une balade en vélo ou en bateau. À la question «Quels sont les services les plus utiles de la navigation par satellite?», 22% des personnes interrogées ont déclaré être très favorables aux applications aidant les personnes handicapées. De plus, 15% reconnaissent l'utilité de la technologie pour les opérations de recherche et de secours. Les applications offrant des informations sur les transports en commun et la météo sont également populaires. Pourtant, malgré cette prise de conscience de l'utilité de la technologie de navigation par satellite, et de ses applications dans notre vie quotidienne, la majorité (59%) des personnes interrogées ignoraient l'existence du projet Galileo, qui a vu le jour en 1999. Cependant, lorsque la possibilité de dépendre des systèmes de navigation des États-Unis, de la Russie ou de la Chine a été émise, une majorité écrasante de citoyens (quelque 80%) ont déclaré que l'UE devait se doter d'un système de navigation indépendant. Ce soutien s'est avéré inébranlable, même lorsqu'il a été annoncé aux personnes interrogées que la réalisation du projet dépendait de la garantie d'un financement public supplémentaire de quelque 2,4 milliards EUR. Dans l'ensemble, 63% des Européens pensent que l'UE doit garantir le financement dès que possible. 23%, quant à eux, se sont opposés à l'accroissement des investissements. Le jury est toujours partagé quant aux répercussions de l'abandon du projet Galileo sur l'image de l'UE. D'une part, 44% des personnes se sentent impliquées. D'autre part, 41% des personnes ne percevraient pas comme un problème la non-exécution ou les retards considérables du projet. «Les Européens sont conscients de l'impact de Galileo sur leur vie future, et attendent un effort plus intense pour le développement de cette technologie de la part de l'Europe», a déclaré Jacques Barrot, Vice-président de la Commission européenne et Commissaire chargé des transports. «C'est pourquoi nous poursuivrons notre collaboration avec les États membres et l'industrie, afin d'achever ce projet d'innovation européen considérable, et d'utiliser au mieux nos investissements.» Les Ministres des transports de l'UE doivent débattre de l'avenir du projet Galileo lors de leur prochaine rencontre le 7 juin.

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