Un nouveau centre d'excellence en matière de recherche nucléaire au Royaume-Uni
La construction d'un nouveau centre majeur de recherche nucléaire est prévue dans le Nord-Ouest de l'Angleterre. L'objectif est de réaliser des installations de recherche de très haut niveau sur la chimie sous rayonnement et les dommages causés par les radiations aux matériaux. Les investisseurs principaux sont l'université de Manchester (Royaume-Uni) et la Nuclear Decommissioning Authority (NDA, l'autorité pour le déclassement des installations nucléaires), chacune apportant un financement de 10 millions de livres sterling (soit 13 millions d'euros) sur sept ans. D'autres financements sont attendus de la part de la Northwest Regional Development Agency, d'organismes industriels et des conseils de recherche (qui représentent la principale source de financement public pour la science au Royaume-Uni). «La création de nouvelles installations de recherche et de développement [...] s'inscrit dans le cadre de nos responsabilités socio-économiques dans leur sens le plus large», déclare le Dr Ian Hudson, directeur du département «technologie et compétences» à la NDA. «Ce partenariat avec Manchester aboutira à un centre de recherche de très haut niveau, qui dispensera un enseignement de très grande qualité pour l'acquisition des compétences nécessaires à la mission de déclassement et de nettoyage», poursuit le Dr Hudson, expliquant que le but final est de faire du site «un centre d'excellence du nucléaire, reconnu au niveau international». Le nouveau centre sera bâti dans le cadre du Westlakes Science and Technology Park (Cumbrie de l'Ouest). Au commencement, il comprendra un personnel d'environ 60 personnes, y compris des étudiants en postdoctorats. Il disposera d'accélérateurs et d'équipements expérimentaux pour l'étude des dommages et des effets de l'irradiation sur les matériaux et les systèmes chimiques utilisés dans le domaine du nucléaire, ainsi que des outils de pointe en simulation et modélisation informatique. Le centre devrait intéresser des scientifiques de haut niveau, et s'est déjà assuré la participation du professeur Simon Pimblott, un chercheur américain, pour le poste de directeur. «Le niveau des investissements est une indication sans équivoque de la volonté de réaliser l'un des groupes les plus importants de recherche en la matière», déclare le professeur Pimblott. «C'est la raison qui m'a conduit à quitter les États-Unis pour le Royaume-Uni, ainsi que la perspective plus large de bâtir un centre de recherche et d'enseignement au nucléaire dans le cadre du Dalton Nuclear Institute». La mise en oeuvre de ce nouveau centre par l'université de Manchester et la NDA répond à la publication en janvier d'un livre blanc du gouvernement britannique concernant son intention de bâtir une nouvelle série de centrales nucléaires au cours des 12 années à venir.
Pays
Royaume-Uni