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Quelle température peuvent atteindre les grands fonds de l'Antarctique?

Les connaissances scientifiques des grands fonds entourant l'Antarctique sont, au mieux, infimes; c'est pourquoi les nouvelles missions de recherche nous permettront d'approfondir nos connaissances en la matière. L'une de ces missions a révélé que les grands fonds de l'Antarct...

Les connaissances scientifiques des grands fonds entourant l'Antarctique sont, au mieux, infimes; c'est pourquoi les nouvelles missions de recherche nous permettront d'approfondir nos connaissances en la matière. L'une de ces missions a révélé que les grands fonds de l'Antarctique se refroidissaient; cette chute de température pourrait par ailleurs avoir d'importantes répercussions sur la circulation des masses d'eaux océaniques. Ce sont les premiers résultats de l'expédition de recherche Polarstern de l'institut Alfred Wegener pour la recherche polaire et marine d'une durée de trois mois de l'association Helmholtz (Allemagne), qui vient à peine de prendre fin à Punta Arenas, au Chili. Non loin de Puntas Arenas se trouvent les grands fonds marins des mers de Scotia et Wedell, parties les moins explorées des océans du monde. Dirigée par le Dr. Eberhard Fahrbach, océanographe à l'institut Alfred Wegener, l'expédition des terres australes rassemble 58 scientifiques de 10 pays. Ces derniers étudient ensemble les courants océaniques ainsi que la distribution de la température, de la salinité et des oligo-éléments des eaux de l'Antarctique. «Nous souhaitons déterminer l'influence de l'océan Antarctique sur les climats passés, présents et futurs», déclare le Dr Fahrbach. En raison des masses de calottes glaciaires qui sombrent, les mers entourant l'Antarctique semblent jouer un rôle important dans le climat mondial. «Le dernier été en Arctique a été le plus chaud jamais enregistré; cependant, l'été en Antarctique s'est révélé l'un des plus froids et s'est accompagné de la formation d'une grande quantité de glace de mer. L'expédition devrait former la base de notre compréhension des développements si opposés entre l'Arctique et l'Antarctique», explique le Dr. Fahrbach. Les résultats de l'expédition sont confirmés par les images satellites prises durant l'été en Antarctique. Ces tendances ne pourront cependant se vérifier que dans plusieurs années; ainsi, les seules données collectées durant l'expédition Polarstern ne suffiront pas à déterminer les développements à long terme. Pour renforcer les travaux réalisés à bord du navire de recherche, des bouées de mesure autonomes ont été utilisées afin de déterminer si la fraîcheur de l'été en Antarctique constituait réellement le début d'une nouvelle tendance ou simplement un évènement isolé. Ces bouées peuvent être amarrées dans les fonds océaniques ou bien se déplacer librement; leur utilisation peut par ailleurs fournir des données océaniques pour plusieurs années. «Dans un effort de contribuer au système d'observation de l'océan Antarctique, nous avons déployé 18 stations d'observations amarrées dans le cadre d'une coopération internationale et en avons récupéré 20. Avec un total de 65 systèmes flottant qui peuvent également collecter des données sous la glace de mer et [qui] fonctionnent depuis 5 ans, nous avons mis au point un réseau de mesure unique et étendu», déclare le Dr. Fahrbach. Outre cette mission, qui permet de récolter des informations, des efforts ont également été faits en vue de sensibiliser le public, particulièrement les jeunes, aux processus environnementaux ainsi que de développer leur intérêt dans les domaines de la science et de la recherche. Deux enseignants ont été recrutés pour travailler à bord du Polarstern; ces derniers participent activement à la recherche. Ils ont ensuite transmis leurs expériences à leurs élèves, collègues et aux médias via l'internet et le téléphone. «Nous quitterons cette expédition riches de nombreuses impressions et pourrons transmettre à nos élèves une image très vivante des régions polaires et de leur impact sur la terre entière», a commenté Charlotte Lohse, enseignante au lycée Heisenberg-Gymnasium à Hambourg, en Allemagne.

Pays

Allemagne

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