Skip to main content
European Commission logo print header

Article Category

Actualités
Contenu archivé le 2023-03-06

Article available in the following languages:

Le retour du virus A/H1N1... chez les porcs

Des chercheurs en Allemagne ont découvert de nouvelles informations concernant la pandémie de grippes touchant actuellement les humains: le virus grippal A/H1N1 peut infecter les porcs, et se transmet rapidement dans une population témoin. Publiés dans la revue Journal of Gene...

Des chercheurs en Allemagne ont découvert de nouvelles informations concernant la pandémie de grippes touchant actuellement les humains: le virus grippal A/H1N1 peut infecter les porcs, et se transmet rapidement dans une population témoin. Publiés dans la revue Journal of General Virology, les résultats de l'étude s'inscrivent dans le cadre du projet EPIZONE («Network on epizootic disease diagnosis and control») financé par l'UE et soutenu au titre du sixième programme-cadre (6e PC) à hauteur de 14 millions d'euros. Les objectifs de cette étude allemande consistaient à déterminer si l'infection intranasale expérimentale des porcs avec le nouveau virus de la grippe se traduit par des signes cliniques et provoque une excrétion du virus, si elle provoque des changements dans les sous-ensembles de lymphocytes B ou T, et si les porcs et la volaille non infectés peuvent contracter ensuite l'infection. Des chercheurs du Friedrich-Loeffler-Institut (FLI) en Allemagne ont infecté par voie intranasale cinq porcs avec le virus A/Regensburg/D6/09/H1N1 de la grippe; ils ont constaté que les animaux développaient généralement des symptômes bénins tels que des éternuements, un écoulement nasal et de la fièvre. Trois porcs et cinq poulets jamais traités ont été placés en contact direct avec les animaux infectés. En quelques jours, les porcs en contact ont développé des symptômes cliniques semblables à ceux constatés chez les porcs inoculés, mais l'infection ne s'est pas manifestée chez les poulets. «Les cinq poulets en contact n'ont pas développé de signes cliniques, n'ont pas excrété le virus et n'ont pas non plus développé d'anticorps contre le virus de la grippe. Apparemment, la grande facilité de transmission du virus chez l'homme concerne le porc mais ne s'applique pas aux poulets; en effet, tous les animaux se trouvaient sous un même toit, sans cages», écrivent les auteurs. «Cette observation est confirmée par d'autres expériences portant sur l'infection directe des poulets par le nouveau virus A/H1N1, où l'on n'a constaté aucun signe clinique d'infection.» L'étude a montré que les porcs sont sensibles au nouveau virus A/H1N1, qui contient des segments génétiques venant de souches ancestrales en Amérique du Nord et en Eurasie. «On peut donc s'attendre à une propagation rapide et efficace du virus s'il est introduit dans des porcheries, voire à des infections endémiques». Le Dr Thomas Vahlenkamp du FLI souligne qu'il n'existe aucun cas documenté d'infection de l'homme par le virus à partir des porcs, mais que la probabilité d'une transmission du virus depuis l'homme vers les porcs devrait augmenter. Il fait également remarquer que les chercheurs et les autorités de santé publique humaine et animale doivent faire preuve de diligence pour éviter cette transmission, afin de ne pas impliquer les porcs dans l'épidémiologie de la pandémie. Les personnes suspectées d'infection par la grippe porcine ne doivent en aucun cas entrer en contact avec des porcs, préviennent les chercheurs. Ils ajoutent que les organismes de régulation doivent adopter des mesures de restriction appropriées pour les exploitations porcines dans lesquelles le virus A/H1N1 a été détecté. «En outre, les vaccinations expérimentales chez les porcs avec des vaccins brevetés contre divers virus H1 de la grippe et des vaccins spécifiques au virus A/H1N1 de la grippe devraient fournir des informations précieuses concernant la capacité des vaccins disponibles à induire l'immunité, à protéger des signes cliniques et/ou à inhiber la propagation du virus chez les porcs», font remarquer les chercheurs. «Ces expériences permettent d'orienter les programmes de contrôle des maladies infectieuses et d'améliorer notre compréhension des facteurs qui déterminent la virulence et la possibilité de transmission du virus chez les porcs et à l'interface animal-humain.»

Pays

Allemagne

Articles connexes