Skip to main content

Article Category

Actualités

Article available in the folowing languages:

Une guérison rapide pour les grands brûlés

Grâce à des travaux européens qui ont identifié les bactéries ou champignons pathogènes présents dans les plaies des victimes de brûlures et qui peuvent insidieusement provoquer des infections et retarder le processus de guérison, les grands brûlés ont aujourd'hui l'espoir d'u...

Grâce à des travaux européens qui ont identifié les bactéries ou champignons pathogènes présents dans les plaies des victimes de brûlures et qui peuvent insidieusement provoquer des infections et retarder le processus de guérison, les grands brûlés ont aujourd'hui l'espoir d'un rétablissement plus rapide. L'UE a apporté son soutien à la recherche dans le cadre du projet WOUNDMONITOR («Mobile system for non-invasive wound state monitoring»), financé à hauteur de 1,67 million d'euros au titre du domaine thématique «Technologies de la société de l'information» (TSI) du sixième programme-cadre (6e PC). Jusqu'à présent, les médecins devaient s'en remettre à des tests microbiologiques pour déterminer les bactéries à l'origine d'une infection chez les grands brûlés. Ce processus était lent et prenait beaucoup de temps. Cependant, des chercheurs d'Allemagne, d'Italie, de Lituanie et du Royaume-Uni, menés par une équipe de la faculté de génie chimique et de sciences analytiques de l'université de Manchester, au Royaume-Uni, ont mis au point un petit dispositif électronique capable de déceler le type de bactéries en cause en quelques minutes seulement. Il identifie les quantités infimes de gaz produites par les bactéries chez les patients extrêmement malades souffrant de brûlures, d'ulcères chroniques de la peau et de blessures graves. Il est décisif d'identifier ces bactéries aussi rapidement que possible, sans quoi les médecins ne pourront pas choisir le traitement le plus approprié. Les étudiants en médecine apprennent généralement à reconnaître les infections bactériennes par leur odeur caractéristique. Le dispositif développé par l'équipe de WOUNDMONITOR permet de détecter différents types de bactéries en fonction des odeurs émises par les gaz volatiles qu'elles dégagent. L'équipe a tout d'abord identifié trois principaux types de bactéries responsables d'environ 80% des infections bactériennes présentes dans les brûlures: le staphylocoque, le streptocoque et le pseudomonas. Les chercheurs ont ensuite recensé les substances chimiques volatiles qui se dégagent des bactéries lorsqu'elles se multiplient. À partir de ces informations, l'équipe a conçu un instrument (de la taille d'un classeur A4 environ) contenant huit capteurs de gaz. Le profil des réponses des capteurs correspond aux caractéristiques des substances chimiques présentes, qui servent à identifier les bactéries. Cet instrument complexe mais très compact a été testé dans un hôpital de Manchester (Royaume-Uni) et à l'hôpital régional à Kaunas (Lituanie). Selon les chercheurs, les résultats générés pendant ces tests se sont révélés très satisfaisants, à tel point que plusieurs sociétés commerciales ont déjà manifesté leur intérêt pour le projet WOUNDMONITOR et des négociations sont en cours pour que l'usage commercial de l'instrument soit autorisé. Diagnostiquer au plus vite les infections permettra de traiter les patients rapidement et par là même de réduire les coûts important des séjours hospitaliers prolongés. De plus, un diagnostic précoce de l'infection chez les grands brûlés est décisif pour que le patient se remette au plus vite. Mondialement, on estime à 6 millions le nombre de personnes qui souffrent de brûlures chaque année, et à plus de 4000 celles qui décèdent tous les ans en UE dans des accidents causés par le feu. Des milliers sont hospitalisés pour recevoir des traitements de leurs brûlures. La plupart des cas de brûlures que l'on déplore dans l'UE sont dus à des accidents domestiques ou professionnels, et sont plus fréquents au sein des groupes de population vulnérables tels que les personnes âgées ou les jeunes enfants. En effet, les enfants de moins de quatre ans et les adultes de plus de 60 ans ont plus de chance de connaître de graves complications suite à des brûlures graves. «Chaque année nous parviennent des images de personnes victimes de blessures graves provoquées à la maison ou par des incendies de forêts», déclarait Neelie Kroes, la vice-présidente de la Commission européenne en charge de la stratégie numérique. «Grâce à ce financement de l'UE, la technologie développée par WOUNDMONITOR accélèrera le temps de diagnostic et aidera les médecins à trouver plus rapidement le traitement à prescrire.»

Pays

Allemagne, Italie, Lituanie

Articles connexes