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Connecter les producteurs de cultures et d’aliments aux bioraffineries pour lutter contre les déchets alimentaires

Une initiative de l’UE a lancé un nouveau service en ligne pour aider à fournir des composés d’origine bio à plusieurs secteurs.

Alimentation et Ressources naturelles

De grandes quantités de nourriture sont perdues ou gaspillées tout au long de la chaîne d’approvisionnement, de la production agricole initiale jusqu’à la consommation finale domestique. Environ un tiers de la nourriture destinée à la consommation humaine est perdu ou gaspillé, générant environ 1,3 milliard de tonnes de résidus, selon des données de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Le projet AgriMax, financé par l’UE, s’attaque à ce problème en créant de multiples produits de grande valeur à partir de déchets de culture et de transformation alimentaire. Les partenaires du projet ont récemment lancé un service en ligne qui permet aux producteurs de cultures, aux transformateurs de produits alimentaires et aux coopératives agricoles de vendre leurs déchets comme matière première à deux bioraffineries en Espagne et en Italie. Conçues et construites par AgriMax, les bioraffineries de matières premières multiples transforment les résidus et sous-produits de l’agriculture et de la transformation des aliments en composés pouvant être utilisés dans les secteurs de l’emballage alimentaire, de la chimie et de l’agriculture. «L’objectif est de transformer 40 % des déchets que les usines pilotes reçoivent en matériaux de grande valeur», comme indiqué sur le site web du projet. Un communiqué de presse publié sur le site web du projet explique: «La première de ces bioraffineries est située dans le nord de l’Italie et se trouve dans la ferme familiale Chiesa. Elle transforme les déchets de tomates et de céréales pour produire du lycopène, de l’acide férulique, de la cutine, de l’hydrocompost et du compost. Dans le sud de l’Espagne, une autre bioraffinerie chez les producteurs de fruits Indulleida transforme les déchets d’olives et de pommes de terre pour produire des polyphénols, des fibres, des protéines et des récupérations d’arômes.»

Une alternative aux décharges

Selon le même communiqué de presse, on fournira aux bioraffineries impliquées assez de déchets de matières premières tout au long de l’année grâce à la nouvelle plateforme en ligne. «Cela permettra de faire face à toute fluctuation saisonnière et régionale de l’offre, ainsi que de maximiser l’efficacité et la rentabilité. Cela permet également aux acheteurs finaux potentiels de commander des échantillons des produits de la bioraffinerie pour les tester.» Cité dans le communiqué de presse, Georgios Chalkias, coordinateur du projet du IRIS Technology Group, déclare: «La plateforme est une excellente occasion de relier les principaux acteurs de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. Elle offre aux producteurs une alternative à la mise en décharge et à l’alimentation animale pour leurs déchets et permet aux utilisateurs finaux dans les secteurs de l’alimentation, de l’emballage, de la chimie et de l’agriculture de commander des composés de grande valeur pour les utiliser dans une gamme de produits biologiques.»

Une large gamme de composés

Les produits à base de déchets couverts par les bioraffineries d’AgriMax englobent: «Les emballages biologiques (revêtements biologiques, biocomposites et emballages "actifs"). Les ingrédients alimentaires (additifs naturels et produits alimentaires fonctionnels ayant des effets bénéfiques sur la santé). Les produits agricoles biologiques (engrais et films et pots de paillage biodégradables)», selon le site web du projet. Le projet AgriMax (Agri and food waste valorisation co-ops based on flexible multi-feedstocks biorefinery processing technologies for new high added value applications) prendra fin en septembre 2020. Il «vise à apporter plusieurs avantages à la production primaire, notamment la réduction des pertes alimentaires, la préservation des ressources naturelles, le remplacement des matières premières fossiles, la valorisation des sous-produits et la réduction de l’impact environnemental», comme indiqué dans un rapport périodique sur CORDIS. Pour plus d’informations, veuillez voir: site web du projet AgriMax

Pays

Espagne